Regards
AAA
Peut-on vivre sans triple A. Evidemment. Dans la Caraïbe allez voir si Grenade, Belize, la Jamaïque, etc, vivent au rythme du AAA. Les agences de notation comme Standard et Poors, font office de pyromanes-pompiers. Elles crient au feu après avoir contribué à la mise en oeuvre des conditions financières qui ont déclenché l'incendie. Et les politiques suivent. Il va bien falloir sortir de cette logique absurde, qui bénéficie seulement à ceux qui spéculent sur les taux de crédit.
Lire la suite
AAA

En Guadeloupe, le Cippa (1) fait ce constat simple. la France a perdu " son" triple A alors que le maintient de celui-ci a servi d'argument à la " contre-réforme des retraites" et à diverses mesures d'économie des politiques publiques. Donc les objectifs n'ont pas été atteint.
"A travers cet abaissement des notes de neuf pays sur dix-sept de la zone euro, câ??est la crise dâ??un système aberrant qui fait la part belle aux spéculateurs" dénonce le parti d'Alain Plaisir. " Ainsi, cette aberration permet aux banques d'emprunter à la BCE au taux de 1 % pour ensuite prêter aux Etats à des taux exorbitants.
Au 13 janvier, les taux des obligations à dix ans sont de12,40 % pour le Portugal, 6,66 % pour l'Italie, 5,31 % pour l'Espagne, 3,29 % pour l'Autriche et 3,12 % pour la France. Pour la Grèce, après plusieurs plans d'austérité, ils sont à 44,59 % !
Avec les taux d'intérêt qui vont augmenter, ce seront les dépenses publiques qui vont diminuer, la consommation qui va baisser et le chômage qui va encore augmenter en Guadeloupe. Pour sortir de cette spirale infernale, il faut construire une économie de production à partir d'une alternative politique qui tourne le dos au libéralisme qui nous a été imposé par notre intégration à lâ??Union Européenne.
Câ??est tout le projet du CIPPA."

(1) Comité d'initiative pour un projet politique alternatif
Essence
36 centimes
Non, cette augmentation n'est pas en Guadeloupe, ni en Guyane, elle est effective depuis le 1er janvier au Nigeria où le gouvernement a décidé de ne plus subventionner le prix du carburant. Des manifestations et une répression violente ont suivi dans ce pays qui est le premier producteur de pétrole d'Afrique.
Lire la suite
Essence
36 centimes

Le Nigéria est le plus peuplé des pays africains. Il compte 160 millions d'habitants, dont 70% vivent avec moins de deux dollars par jours. La ministre de l'économie a déclaré que cette hausse du prix du carburant décidé par le gouvernement en place ne touchait que les propriétaires de grosses cylndrées et que les 8 millards de dollars réalisés avec cette hausse allaient être investi dans la santé et l'éducation. Faut-il croire à cette soudaine générosité ? La rue nigériane pour sa part n'y croit pas. Elle témoigne plutôt du fossé qui s'est creusé entre les dirigeants au pouvoir et les réalités quotidiennes du pays.
L'augmentation du prix du carburant a une incidence sur le prix des transports en commun et sur celui de l'énergie. Les délestages du réseau éléctrique étant monnaies courante au Nigeria, les Nigerians utilisent des générateurs qui ont besoin de carburant.
A Lagos et Kana des manifestations violentes ont eu lieu depuis le début du mois, réprimées par la police à Kano où il y a eu cinq morts.
Ce mouvement social contre la hausse des prix se double dans le pays par des rivalités religieuses réelles ou instrumentalisées. Le nord du pays étant à majorité musulmane et le sud chrétien.
Wolé Soyinka, prix Nobel de littérature nigerian a accusé des dirigeants politiques d'attiser l'intolérance religieuse.
Cyril Serva: la quête
du réel guadeloupéen
Le colloque consacré à Cyril Serva, professeur de philosophie disparu il y a dix ans, membre fondateur de la revue Etudes Guadeloupéennes aura lieu les 14 et 15 janvier à la Médiathéque du Lamentin. En 1987, lors de la création de cette revue Cyril Serva estimait urgent de "penser le réel guadeloupéen".
Lire la suite
Cyril Serva: la quête
du réel guadeloupéen

Il estimait tout aussi urgent de faire émerger un Espace public guadeloupéen, libre d'allégeances et de clientélismes.
Vingt-cinq ans plus tard, on peut estimer que le souhait de Cyril Serva reste d'actualité. Au cours de ces années le réel guadeloupéen tiraillé entre son appartenance caraïbe et son histoire franco-européenne; aspiré par un modèle de société fondé sur les transferts et la consommation, ne s'est pas clarifié, au contraire.
Est-il encore temps d'en parler ? Sans doute. "Le temps des modèles est bel et bien révolu" écrivait le professeur de philosophie en évoquant les modèles idéologiques.
En revanche un modèle économique, un modèle de société, une manière de vivre s'est imposé dans les pays occidentaux et en Guadeloupe. Un modèle en crise qui montre aujourd'hui ses limites.
Quelles marges un territoire comme la Guadeloupe en 2012, a-t-il de réflechir par lui même pour "trouver ou retrouver son réel" ?

- Exposés et débats le 14 janvier à la médiathéque du Lamentin à partir de 9h30.
Mika, le retour
Le Mika est ce mensuel impertinent qui avait cessé de paraitre en Guadeloupe. Le numéro 30 de décembre et janvier est à nouveau dans les kiosques. Le titre de couverture s'interroge : les békés sont-ils une caste raciste ? Evidemment dérangeant.
Lire la suite
Mika, le retour

Le journal part de cet accident survenu en octobre dernier au cours duquel une femme blanche de la famille Hayot a refusé d'être assistée par des secouristes noirs. Incident édifiant, même si nous dit-on " l'accidentée" n'avait pas toute sa tête. Les psychiatres et les historiens du colonialisme ont là un vrai cas d'étude.
Certes inégal dans son contenu, le dernier Mika a pour talent un ton et une liberté dont peu de médias usent en Guadeloupe où les non-dits, le consensus, l'imprécation quand ce n'est pas l'incantation sont plutôt la pratique ordinaire .
La page " politique" a la dent dure contre Marie-Luce Penchard, " qu'apporte-t-elle à son pays ?" s'interroge Bernard Louison et ne fait pas de cadeau à Jacques Gillot accusé "d'être toujours du bon côté ... celui de ses intérêts".
La critique est moins vive contre celui qui est qualifié comme " l'homme fort du moment", Victorin Lurel. Faut-il y voir un signe ?

- Le Mika, décembre et janvier, 12 pages, 2,5 euros, vente dans les librairies et dépots de presse.
Les bergers africains
sont-ils obsolètes ?
La réponse à la question est non. Les pasteurs africains qui depuis de siècles vivent de leurs troupeaux sur des territoires arides ne sont pas obsolètes. A l'heure de la mondialisation, leur existence est même vitale pour la survie du continent et de sa population. Les enjeux et la pression mondiale existent toutefois pour marginaliser un mode de subsistance qui pratiquait le développement durable avant que le terme ne vienne à la mode.
Lire la suite
Les bergers africains
sont-ils obsolètes ?

En 2005, la commission africaine des droits de l'homme et des peuples a adopté un rapport sur les droits des peuples africains qui vivent du pastoralisme.
Ces peuples ne sont pas marginaux en quantité. 268 millions d'habitants en Afrique vivent du pastoralisme ( plus du quart de la population) qui occupe environ 40% des terres. Le pastoralisme existe surtout dans des régions arides, isolées, sur des territoires fragilisés lorsqu'ils sont traversés par des guerres et des conflits. Les populations qui y vivent sont peu représentées ou pas du tout dans les prises de décisions qui affectent leurs moyens d'existence.
Le pastoralisme est pourtant au coeur de la culture africaine et représente encore selon les pays de 10 à 44% du PIB. Paradoxalement dans un contexte de mondialisation et d'instabilité, le pastoralisme est un facteur de stabilité lorsqu'il réussit à survivre et à fonctionner.
Parmi les conclusions de ce rapport qui engageait la communauté internationale à reconnaître le droit des pasteurs figurent plusieurs recommandations, dont voici un résumé:
" soutenir le pastoralisme comme un mode de vie et un système de production; améliorer la perception du pastoralisme comme système économiquement et écologiquement rationnel; abandonner les jugements biaisés sur l'archaïsme de ce système de production et sur la responsabilité des pasteurs dans leur mauvaise situation en raison du choix d'un mode de vie traditionnel mais obsolète; intégrer le pastoralisme dans les stratégies de développement contemporain."
Qu'en est-il de ces recommandations ? Pour en savoir plus vous pouvez aller sur le site du groupe international de travail pour les peuples autochtones ( GITPA).
En 2011, le pastoralisme africain propose un mode de développement économe pour l'environnement, fait par des hommes qui trouvent sur des terres arides, dans des conditions naturelles difficiles, les moyens de leur subsistance. Il est en contradiction évidemment avec l'agricullture dite conventionnelle et les modes de vie fondés sur la consommation. Mais qui écoutera les berges africains ?
Projet de société
en temps de crise
Les élus de la Guadeloupe réunis en congrès les 8 et 9 décembre 2011 sont condamnés à élaborer un projet de société en temps de crise et dans l'urgence. Ils s'y prennent tard pour " penser" leur pays et dégager la vision qu'ils en ont. Pourquoi ? Peut-être parce qu'ils n'ont jamais eu de vision ni assez d'ambition. Dur à entendre. Mais c'est ce qu'a déclaré Alain Plaisir, président du Cippa ( comité d'initiative pour un projet politique alternatif) lorsqu'il est monté à la tribune du congrès.
Lire la suite
Projet de société
en temps de crise

" La plupart des élus ici présents, n'ont pas su, en plusieurs décennies, faire reculer le chômage, initier un développement économique du transport, du logement, de la formation des jeunes, du traitement des déchets, de la montée de la précarité", a déclaré le président du Cippa.
"Par refus idéologique d'examiner d'autres solutions que celles acceptables par un assimilationnisme béat, vous vous êtes rendus impuissants à enrayer la montée de la délinquance et de la violence. Inerte face au scandale du chlordécone, vous avez été les complices de la défiscalisation, c'est à dire d'une scandaleuse injustice fiscale, et vous vous êtes faits les complices de la pwofitasyon, c'est à dire d'une scandaleuse injustice sociale."
"Quoi de pire pour un politique que le manque d'ambition pour son pays ?"
La charge est lourde.
Le projet du Cippa sur lequel revient ensuite Alain Plaisir est la conquête du marché intérieur et une "consommation économe en ressources importées". Ce projet alternatif ne peut exister qu'avec un changement de statut et un " compromis avec l'Etat" reposant sur le partage des compétences entre celles qui reléveraient de la nouvelle collectivité guadeloupéenne et celle que l'Etat français continuerait d'assumer. Reste à convaincre les Guadeloupéens qu'un tel projet est possible et se faire entendre face aux lobbies de l'importation et de la consommation effrenée. Ce ne sera pas facile, mais l'imprévision des politiques passées jouent aussi en faveur d'une alternative.
Les élus discutent d'un projet de société sans, à ce jour de propositions concrétes.
A travers les mails qui nous arrivent sur ce site on pourrait leur proposer la réalisation de deux projets qui figurent parmi les droits fondamentaux de l'humanité et qui ne sont pas satisfaits totalement en Guadeloupe. L'accés à l'eau et l'accés à la culture.
Instaurer un tarif unique de l'eau et une égalité de traitement entre tous les Guadeloupéens serait un minium. C' est loin d'être le cas actuellement, pour des raisons de rivalités politiques justement, dont le citoyen au fond n'a que faire. Les élus sont à son service, à eux de mettre d'accord, sinon ...".
L'illettrisme touche 25% de la population. Ce n'est pas admissible. L'Etat subventionne quelques actions, mais ce n'est pas suffisant. Quid du soutien scolaire dans le,primaire pour les enfants les plus en difficultés qui arrivent en sixième sans savoir lire ? Quid de la lecture publique ? Des bibliothéque existent certes, mais des murs ne suffisent pas, il faut impulser des actions de sensiblisation à l'écrit, créer une dynamique qui repose souvent sur quelques individualités sans travail de fond à long terme.
L'autosatisfaction n'est pas mise en temps de crise. D.L
Lire ou relire
Fanon
En décembre 1961, quelques mois avant la fin de la guerre d'Algérie pour laquelle il s'était engagé du côté algérien, Frantz Fanon disparaissait, atteint d'une leucémie. Un demi siècle plus tard, l'écrivain martiniquais est toujours plus lu et étudié ailleurs qu'en France. La date anniversaire de sa mort y changera-t-elle quelque chose ?
Lire la suite
Lire ou relire
Fanon

Lire ou relire Fanon donc. Les textes qu'il a écrit il y a plus d'un demi siècle restent vivants et d'actualité. Dans un entretien à l'hebdomadaire Le Point, le sociologue africain Achille Mbembe tente une explication: " S'il y a quelque chose chez Fanon qui ne vieillira jamais, c'est bien la possibilité pour chaque sujet humain, pour chaque peuple, de se mettre debout, d'écrire par son travail, dans sa langue, avec son corps, sa part d'histoire de ce monde que nous avons tous en commun."
Souvent accusé de prôner la violence, par ceux là même qui utilisaient la violence, Fanon mérite une lecture plus attentive pour déceler dans ces écrits la dimension humaine du personnage, tout sauf sanguinaire et revanchard, mais désireux de justice.
" Fanon a su se faire le témoin des espérances humaines intarissables, celles-là même qui sont partagées par tous les êtres humains. Il est l'auteur d'une parole inouie qu'il savait exprimer dans une langue directe, il fut un ouvreur d'imaginaire" dit encore Achille Mbembe. Lire ou relire Fanon donc. Nous y reviendrons.
Messages d'internautes
D.D
le 5 novembre 2010
Se réchauffer en réchauffant Césaire, c'est bien, mais après, à présent, demain. Perspektives est un joli titre qui place la barre très haut. Bonne chance à votre blog en tout cas
DD
honorat
le 21 septembre 2010
Je trouve bienvenue votre initiative.
Les articles sont très intéressants, très enrichissants.
Merci de votre engagement.
ticam971
le 20 septembre
Juste pour vous faire remarquer une coquille dans votre article sur la célébration du cinquantenaire des indépendances africaines.
Sinon, votre site est stimulant et très intéressant. Merci et bonne continuation
Pointois
1er juillet 2010
J'ai su que des Haïtiens avaient manifesté par votre site, merci pour l'info, je ne sais pas si cela changera grand chose. C'est le combat de la ,fourmis contre l'éléphant.
Ary
le 8 mai 2010

Je viens juste de faire connaissance avec cette revue. Woulo. Excellente initiative.
Alors....à bientôt.
A.
 
Une caractéristique de La Guadeloupe qui ne figure pas sur les guides touristiques est le grand nombre d'épaves de voitures disséminées dans la nature et dans les jardins. On les garde pour les pièces détachées ou parce qu'elles tombent en panne et qu'il est trop coûteux de les réparer ou de les transporter. Au fil du temps la végétation tropicale prend le dessus, elle noie sous ses feuilles et ses branches les carcasses métalliques et leur donne, parfois, une certaine poèsie. Comme ce vieux camion Berliet orange qui roula jadis, neuf et puissant, enfoui désormais sous une masse verte quelque part en Grande Terre. La marque a disparu et le camion ne roulera plus. Mais ces carcasses ne sont pas toujours poétiques. Elles enlaidissent le paysage et sont des nids de reproduction pour les moustiques. En ces temps de dengue et de sensibilisation à la protection de l'environnement, plusieurs communes de la Guadeloupe se sont attaquées au problème. Le ramassage a commencé, mais il faudra du temps et de la force pour faire disparaître toutes ces carcasses rouillées. Le vieux Berliet qui fut d'une belle couleur orange, pése encore ses quelques tonnes et ne s'enlèvera pas comme ça. ( photos Karole G.J et D.L)
Voir suite diaporama / Retour Perspektives

Le Festival de Gwoka 2010 s'est terminé à Sainte-Anne le 14 juillet par un concert sur la plage de Galba et une journée consacrée au patrimoine immatériel de la Guadeloupe. En l'occurence les chants de travail. Hommage donc dans les Grands Fonds de Sainte-Anne, aux chants des laboureurs de Marie-Galante, les chanchari; puis à ceux qui accompagnaient jadis la préparation de la farine de manioc et ceux qui soutenaient dans leurs efforts les scieurs de bois. La journée était organisée par le centre Repriz qui oeuvre pour la collecte et la conservation du patrimoine culturel de la Guadeloupe. ( photos T.L)
Voir suite diaporama / Retour Perspektives

" Oh moi, ma chère, vous savez je ne vais plus à  Pointe-à-Pitre, trop de bruit, trop de circulation, trop d'insécurité ..." Trop de pauvreté peut-être. Pointe-à-Pitre au fond est la seule vraie ville de la Guadeloupe avec les qualités et les défauts d'une ville. A Perspektives, nous aimons cette ville bruyante et populaire et nous l'aimons particulièrement le samedi matin lorsque se mélangent dans la zone piétonne les joueurs de Ka, les croisiéristes descendus du bateau, les marchands de snowball, les badauds, les jeunes femmes qui font leurs courses avant d'aller acheter un sandwich chez René ... Cette Guadeloupe bruyante et vivante qui doit être préservée. Regardez quelques images de cette cité, prises un samedi, coeur de Guadeloupe. (Photos T.L)
Voir suite diaporama / Retour Perspektives

Des quais, des cargos, des grues, des départs et des arrivées, des hommes au travail, la mer et la ville qui se côtoient cette présence maritime est partout. La trouver réclame un peu de curiosité: à Gosier, Saint-François, Saint-Anne répondent la darse de Pointe-à-pitre, les grues de Jarry, Bergevin, Lauricisque. (Photos T.L)
Voir suite diaporama / Retour Perspektives

Voici quelques images du lycée du Nord-Grande-Terre qui a ouvert à la rentrée dernière. Un lycée guadeloupéen dans la démarche. Réflexion sur le site, sur l'histoire, intégration à la mémoire des lieux, ces bâtiments ne sont pas nés du hasard. Un lourd travail en amont a conduit à ce résultat. Un vrai projet guadeloupéen en quelque sorte qui s'appuie sur la démarche haute qualité environnementale. ( photos T.L et cabinet Berthelot Mocka-Celestine)
Voir suite diaporama / Retour Perspektives

Marcel Lollia, dit Vélo est un personnage incontournable de la Guadeloupe. De son vivant, il n'en n'aurait pas demandé autant, mais c'est ainsi. L'héritage de Vélo et de quelques autres joueurs de ka est inscrit dans la mémoire collective guadeloupéenne. Le 5 juin est le jour anniversaire de sa mort, Akiyo dans la zone piétonne de Pointe-à-Pitre a célébré cette date. Une plaque de rue au nom de Vélo a été symboliquement dévoilée. Elle fait face à une autre plaque au nom de Saint-John-Perse. Le symbole est fort, deux Pointois issus d'univers si différents et appartenant chacun à la mémoire de la ville. Nous avons tenté d'évoquer ce double héritage en apparence paradoxal dans Perspektives, à travers un texte que vous pouvez lire sur le site. Le 5 juin dernier, sans nul doute,le maître de la rue était Vélo. Quelques images. (Photos T.L)
Voir suite diaporama / Retour Perspektives
Partenaire
Koudzye Gwadloup

Jardins d'épaves
La Guadeloupe se caractérise par le grand nombre d'épaves de voitures ....

Travail et chants de travail
Le Festival de Gwoka 2010 s'est terminé à Sainte-Anne le 14 juillet par un concert sur la plage de Galba ....

Vélo memory
Le 5 juin dernier, sans nul doute,le maître de la rue était Vélo. Quelques images. (Photos T.L)

Un lycée guadeloupéen
au pays de la canne
Voici quelques images du lycée du Nord-Grande-Terre qui a ouvert à la rentrée dernière. Un lycée guadeloupéen dans la démarche. Réflexion sur le site, sur l'histoire, intégration à la mémoire des lieux, ces bâtiments ne sont pas nés du hasard. Un lourd travail en amont a conduit à ce résultat. Un vrai projet guadeloupéen en quelque sorte qui s'appuie sur la démarche haute qualité environnementale. ( photos T.L et cabinet Berthelot Mocka-Celestine)

Quais caraïbes
Pas de sable, pas de cocotier, pas de belles filles, d'hôtels 4 étoiles, ni de ti punch, la mer en Guadeloupe et partout dans la Caraïbe n'est pas qu'images de cartes postales, décors, loisir, plaisir.

Un samedi matin
à  Pointe à  Pitre
Pointe-à-Pitre mérite mieux que la réputation que lui attribuent certains guides pour touristes ou même les propos de Guadeloupéens résidents : ...Voir la suite.....
Poésie
Making history
now tell me something
mister governement
tell me something

là, dis moi un peu
mister governement
dis moi un peu

combien de temps réellement tu penses
nous écraser encore sous ta panse
quand le vérité
sera révélée
sur tes vols tes manigances
et comment tu passes tes contrats mafieux
tes contrats mafieux,
dis un peu

Linton Kwesi Johnson
Imaginaire
La réalité et l'imaginaire s'opposent non pas comme l'être et le néant, mais comme l'être et le devenir

René Menil
La mer est l'Histoire
Où sont vos monuments, vos batailles, vos martyrs ?
Où est votre mémoire tribale ?
Messieurs, dans ce gris coffre-fort. La mer, la mer les a enfermés; Le mer est l'Histoire.
(...)
mettez des lunettes de plongées, je vous guiderai moi-même
Là, tout est subtil et sous-marin
à travers des colonnades de corails
passé les fenêtres gothiques des gorgones
jusqu'au lieu où le rugueux mérou, à l'oeil d'onyx,
cille, alourdi par ses joyaux ainsi qu'une reine chauve;
ces grottes nervurées tapissées de bernacles
piquetées comme la pierre
sont nos cathédrales,
et la fournaise avant les ouragans: Gomorrhe. Os broyés par les moulins à vent
en engrais et farine de maïs
et ce furent les Lamentations
seulement les Lamentations,
ce n'était pas l'Histoire.

Derek Walcott
Lu ailleurs sur le Web
1 / 9
Débat
Le devenir historique de la Guadeloupe
se déroule, mais n'avance pas
par Claude Edmond, président de l'Institut Rémy Nainsouta
le 21 janvier 2012
"De la consultation populaire du 7 décembre 2003 à la résolution du congrès des 8-9 décembre 2011 : 8 ans de jeu de jambes et de changement de pied." C'est ainsi que Claude Edmond résume les stratégies politiques de ces dernières années en Guadeloupe. Quel sera l'avenir ? La suite
Idées
Nous n'avons rien appris de Tchernobyl
par Kam
le 12 janvier 2012
Après la catastrophe de Fukushima en 2011, c'est ce que disait Galia Ackerman, auteur d'un livre sur Tchernobyl : " La catastrophe nucléaire de 1986 ne nous à rien appris". Kam nous livre la lecture de son ouvrage. Galia Ackerman a été en 2006, commissaire de l'exposition que Barcelone a consacré à la catastrophe dans l'ex empire soviétique. La suite
Débat
Deliquescences turpitudinesques
par Dominique Domiquin
le 6 janvier 2012
Les textes que nous envoie Dominique Domiquin sortent des sentiers habituellement battus sur ce site. On le remercie du regard qu'il porte sur la société et qu'il nous aide à porter. C'est d'éducation des jeunes filles qu'il nous parle en ce début d'année, du rôle des mères et du regard des hommes. La suite
Idées
Pour sa description de la pathologie coloniale
Frantz Fanon reste d'actualité
par Théo Lacase
le 26 décembre 2011
Une année se termine. Perspektives propose une idée de lecture en ces périodes de fêtes qu'on ne peut pas passer qu'à boire du champagne et "chanté nwél". Alors, pour finir cette année 2011 nous vous proposons d'offrir ou de vous offrir un livre : la biographie de Frantz Fanon, écrite par l'auteur britannique David Macey (1).

La suite
Débat
Saint-Barth: une " région ultra périphérique devient
Pays et territoire d'outre mer le 1er janvier 2012
par Claude Edmond, président de l'Institut Rémy Nainsouta
le 18 décembre 2012
Le 1er janvier 2012, la région ultrapériphérique de Saint-Barthelémy sera érigée en pays et territoire d'outre mer . L'ancienne commune du département de la Guadeloupe sort du territoire européen tout en restant associée à l'Europe. Explications. L'auteur met en exergue ce mot de Francis Blanche: " Face au monde qui bouge, il vaut mieux penser le changement que changer le pansement." Le rire et le sourire rendent meilleur.
La suite
Débat
Congrès sur la violence: l'art de l'esquive
ou comment " communiquer" sans agir sur le réel
par Lucien Tizip
le 10 décembre 2011
"La violence n'est pas un phénomène " en suspension" détaché de toute réalité" C'est ce que nous écrit un lecteur de Perspektives. Nous publions son texte qui s'interroge sur l'écart entre plan de communication et véritable action politique. La suite
Débat
Le film de Kassovitz sur Ouvéa, des hommes
broyés dans l'histoire postcoloniale française
par Théo Lacase
le 4 décembre 2011
Avec "L'Ordre et la Morale" le cinéma revient sur un épisode peu glorieux de l'histoire contemporaine de la France (1). Le contexte calédonien, une longue histoire coloniale, un coup d'éclat des Kanaks qui se sentent menacés dans leur identité et un bain de sang qui aurait pu être évité. C'est le sujet du film.

La suite
Idées
Le facteur humain dans l'entreprise,
question de main d'oeuvre ou capital à valoriser
par Aloes et la rédaction de Perspektives
le 26 novembre 2011
Le texte que nous publions a été envoyé par une lectrice. Son regard est intéressant, même si nous ne pensons pas comme elle que " la maîtrise des dirigeants est inexistante." D'une manière générale nous pensons sur ce site que l'économie devrait être au service de la société et des hommes et pas l'inverse.

La suite
Idées
Presse, Facebook et Révolutions
une analyse du cas égyptien
par Enrique Klaus
le 20 novembre 2011
Nous publions des extraits d'un article de Enrique Klaus (1) qui analyse l'impact de la presse institutionnelle, de la presse indépendante et des réseaux sociaux, comme Facebook, dans la révolution égyptienne. Une fois passé l'effet déclencheur, il faut mettre des mots sur les événements et leur donner du sens. Dans une démocratie, ce rôle incombe à la presse.

La suite
Idées
Richesse et pauvreté des pays de la Caraïbe
un point de vue qui relativise les écarts
par Agostino
le 13 novembre 2011
Un pays peut être mené au bord de la ruine même en étant rattaché à un grand ensemble économique, voir ce qui s'est passé en Irlande, en Grèce. La richesse et la pauvreté des pays méritent d'être relativiseés. La contribution que nous oublions ci-dessous se livre à cet exercice avec les pays de la Caraïbe en dédramatisant l'idée de petit pays et d'indépendance.

La suite
1 / 9