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Regards
Alcool, cocaïne
et propos racistes
Une jeune femme issue d'une famille de Békés, riche et très connue en Guadeloupe, passait devant le tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre, pour conduite sous l'emprise d'alcool et de cocaïne, pour rebellion contre gendarmes et pour injures racistes. Lors de l'accident de la circulation qu'elle a provoqué en octobre 2011, elle a accueilli les secouristes en les traitant de "sales négres" et en leur interdisant de la toucher. La Guadeloupe attendait la justice au tournant.
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Alcool, cocaïne
et propos racistes

L'affaire pouvait-elle être étouffée ou tout au moins atténuée comme " au bon temps des colonies" quand la justice était entièrement aux ordres des pouvoirs en place ?
Mis en délibéré le tribunal a rendu sa décision le 24 avril 2011. Sylvie Hayot est condamnée à 8 mois de prison avec sursis avec une mise à l'épreuve de trois ans, à 10 mois de suspension de son permis de conduire et à deux amendes totalisant 3500 euros. Le jeune femme est par ailleurs condamnée à payer à chacun des quatre pompiers agressés 1 euros de dommage et intérêt.
L'affaire n'a pas été étouffée et le tribunal est allé au-delà des réquisitions. Comme l'a indiqué à la presse, l'avocate des pompiers, Me Sarah Aristide: " Cela a un sens."
L'ombre au tableau est que le délit d'injures raciales n'a pas été retenu pour erreur de procédure imputable au parquet. Une négligence sur laquelle l'avocate s'interroge, " c'est quand même le b.a - b.a du métier" dit-elle; et sur laquelle le LKP ne s'interroge pas : pour le mouvement d'Elie Domota, la justice a voulu éviter le débat sur le caractère racial de l'affaire. Ce débat devant un tribunal aurait effectivement été intéressant .
Alors qu'en penser ? Les vices de procédure depuis qu'il y a des tribunaux ont toujours existé, celui-ci tombe mal, ou tombe bien pour ceux qui veulent éviter d'aborder de front les questions qui fâchent.
Pour compenser l'erreur du parquet, le tribunal n'a pas atténué les condamnations, c'est un avertissement sérieux pour la jeune femme qui devra réfléchir à deux fois avant de mélanger alcool et cocaïne. Elle devra aussi réfléchir à ses pulsions: si l'alcool et la drogue désinhibent, que faut-il en conclure sur un inconscient ici révélé ?
L'affaire a fait les gros titres de la presse locale, elle était si grave que le nom de la condamnée n'a pas suffit à l'étouffer ni à la minimiser. Ce nom au contraire en gros caractères à la une de France-Antilles, le quotidien local, est devenu un argument de vente. Signe d'un temps, qui n'est plus exactement celui des "colonies". Un autre temps, une autre histoire toujours pas achevés ...
Un "Watergate"
Haïti/St Domingue
Félix Bautista, sénateur de la République dominicaine, et homme d'affaire, aurait versé 2,5 millions de dollars à Michel Martelly, président de la République haitïenne. Ces sommes auraient servi à financer sa campagne victorieuse aux présidentielles. Mirlande Manigat, candidate contre Martelly aurait reçu pour sa part 250.000 dollars. Nura Piera, journaliste dominicaine, est à l'origine de ces révélations.
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Un "Watergate"
Haïti/St Domingue

Les trois intéressés ont démenti. Une enquête a été ouverte en République dominicaine. Nura Pera, la journaliste à l'origine de l'affaire, réputée pour son professionnalisme et sa fiabilité, a comparé ces démentis à ceux du Watergate: "Là-bas aussi, aux Etats-Unis dans l'affaire du Watergate, ils ont commencé par démentir avant d'admettre la vérité."
Mais pourquoi un sénateur de Saint-Domingue financerait-il la campagne du président d'Haïti ?
Un article du Miami Herald fournit une explication. Le journal indique que le sénateur Bautista a obtenu pour ses entreprises plus de 200 millions de dollars de commandes à Haïti au détriment des règles concurrentielles de passation des marchés.
Sur un total de 500 millions de dollars de contrats de reconstruction pour la remise en état du pays, 338 millions ont été accordés à des compagnies appartenant à Bautista ou proche de lui. Tout s'explique.
Conte, Afrique
et politique
Dans un entretien donné il y a quelques mois à RFI, Djibo Hamani, historien nigérien, enseignant à l'université de Niamey, spécialiste de la question touarège aborde la problématique des institutions politiques, de l'équité et indirectement de la démocratie. Propos d'actualité en période électorale.
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Conte, Afrique
et politique

Dans la tradition nigérienne explique l'historien lorsqu'un roi arrivait au pouvoir des cérémonies étaient organisées. " Le roi était mis à moitié nu, dépouillé et en situation d'humiliation. Ensuite il renaissait pour épouser le pays. On lui disait alors: tu as tout oublié. Ceux qui t'ont fait du bien, comme ceux qui t'ont fait du mal. Tu ne peux pas utiliser les biens du pays pour donner à quelqu'un qui t'a fait du bien; comme tu ne peux pas user de ton pouvoir de roi pour te venger de quelqu'un qui t'a fait de mal."
Un joli conte, il fallait beaucoup de force au nouveau roi pour en respecter les règles et on peut imaginer que tous n'ont pas été à la hauteur de cet idéal. La force de ce roi résidait sans doute en sa capacité à résister à la pression de ses propres partisans, pressés d'être récompensés de leur soutien. Mais l'idéal, formel, était là.

Appliqué aux démocraties modernes cela impliquerait non pas des rois, mais des nouveaux élus qu'ils "oublient" quand ils ont gagné une élection, ceux qui ont financé leur campagne électorale, prêté les locaux, les voitures, voire les avions, organisés les banquets, collé les affiches etc; qu'ils oublient aussi leurs adversaires et les coups bas qu'ils ont reçu, pour gérer les affaires en toute équité et sans favoritisme ni intérêts privilégiés. Bref qu'ils ne s'intéressent qu'à l'intérêt général. Est-ce si utopique ?
On ne va pas regretter en 2012 le temps des monarchies, fussent-elles africaines, mais cette idée de dépouillement de celui qui accéde au pouvoir pour qu'il renaisse dans un autre habit, n'est pas dénuée d'intérêt. Ainsi la vulgarité (bling-bling) et le prosaïsme de la démocratie, la fausse proximité créee avec le " peuple" n'auraient rien à perdre à aller puiser parfois, dans d'anciennes traditions. D.L
Baisse des prix à
La Réunion: la théorie
et la pratique
L'une des conséquences des grèves et des manifestations qui ont eu lieu à La Réunion le mois dernier, a été d'obtenir des baisses de prix sur 60 produits dits solidaires. Parmi lesquels dix fruits et légumes locaux. Baisse de 20% visées sur les tomates, les ananas etc, pour les rendre accessibles aux plus modestes.
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Baisse des prix à
La Réunion: la théorie
et la pratique

L'accord a été signé à la préfecture entre les administrations, les politiques et les organisations agricoles.
Sur le papier, la démarche semble simple : les producteurs consentent la baisse de 20% pour être ensuite remboursés du manque à gagner par les collectivités ( le département) sur présentation de factures.
"Les agriculteurs organisés qui ont une trésorerie solide et une entreprise de taille suffisante peuvent attendre les délais de remboursement, mais pour les petites entreprises indépendantes, à la trésorerie fragile, ce sera difficile" a commenté dans la presse réunionnaise un agriculteur de l'île. Il faut savoir que les producteurs indépendants non affiliés à une organisation ou une cooopérative représentent 80% de la profession à La Réunion.
Et un observateur d'ajouter: " Par ailleurs, ce sera difficile, voire impossible à un petit producteur de présenter une facture pour chaque salade vendue." La mise en oeuvre de la baisse des prix est ainsi compliquée.
Jean-Yves Minatchy, président de la chambre d'agriculture envisageait de négocier avec le département la possibilité d'un versement des sommes compensatoires avant la réalisation de la vente. Difficile à mettre en oeuvre encore : comment être sûr ensuite que la baisse de 20% a bien été respectée.
Réponse d'un agriculteur réunionnais: " nous sommes des gens responsables, il faut nous faire confiance."
Marges arrières et
rémunérations disproportionnées
La cour d'Appel de Paris a condamné le groupe Carrefour à une amende 2 millions d'euros et à reverser 17 millions au Trésor public qui se chargera de les restituer aux fournisseurs lésés pour des marges arrières abusives.
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Marges arrières et
rémunérations disproportionnées

Les marges arrières sont des ristournes déguisées que les distributeurs demandent à leurs fournisseurs en échange d'une coopération commerciale qui peut consister dans la mise en valeur d'un produit ou la présence dans un catalogue. Coopération réelle ou fictive. Après examen des accords commerciaux entre Carrefour et 16 fournisseurs par la direction de la consommation de la concurrence et des fraudes, et une première décision de justice, la cour d'Appel de Paris a estimé que le groupe avait bénéficié de rémunérations disproportionnées. D'où la condamnation. Carrefour peut encore aller en cassation.
Tiens, il arrive donc que les grands groupes de distribution bénéficient de rémunérations disproportionnées.
Cette fois, ce n'est pas le LKP, ni Elie Domota qui le disent.
Ce dernier avait déclaré le mois dernier : " Ce qu'il faut pour réduire les écarts de prix ce sont des contrôles et des sanctions visant les importateurs-distributeurs pour les obliger à baisser les prix." Il parlait de la Guadeloupe évidemment où les contrôles sur les prix et la concurrence sont nettement moins efficaces qu'à Paris. Une question: pourquoi ?
Cuba creuse
en eau profonde
Le grand chantier ouvert au port de Mariel à 40 kilomètres à l'Est de la Havane est-il en train de préparer l'après embargo à Cuba ? Les Cubains construisent en effet un port en eau profonde avec l'aide financière et logistique du Brésil. Ce nouveau port, comme celui dont on débat actuellement en Guadeloupe, est destiné à recevoir les porte-conteneurs géants qui passeront par Panama quand les travaux d'élargissement seront terminés. Cuba pourrait devenir une plate-forme d'échanges stratégique.
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Cuba creuse
en eau profonde

Les travaux ont commencé en 2010 et devraient théoriquement s'achever en 2014. Le chantier en cours actuellement est le dragage de la baie de Mariel jusqu'à une profondeur de 18 mètres pour permettre aux porte-conteneurs géants d'y accéder. Il est prévu ensuite la construction de 700 mètres de quais et l'aménagement d'un espace destiné à accueillir jusqu'à 1 million de conteneurs par an.
Après la Jamaïque, avec la Guadeloupe et quelques autres, Cuba est donc dans la course pour la construction d'un hub maritime devant servir de plate-forme commerciale entre l'Asie, la région Pacifique et les Etats-Unis. Aucun port de la côte Est des USA n'est adapté à recevoir les navires géants " postpanamax", leurs cargaisons devront donc transiter par un port - ou plusieurs - de la Caraïbe pour être acheminées ensuite sur des bateaux plus petits jusqu'à leurs destinations finales.
Le coût du projet cubain est estimé à 957 millions de dollars, financés à hauteur de 514 millions par le Brésil. Dilma Roussef, la présidente brésilienne, s'est rendu récemment à Cuba, dans le cadre de ce partenariat cubano-brésilien.
Ce chantier à Mariel s'inscrit dans la perspective de la fin de l'embargo US sur Cuba. De l'avis d'observateurs avisés, la levée de l'embargo semble inévitable à moyen terme, malgré les propos que l'on continue à entendre côté américain, comme côté cubain et cela dit-on, quelque soit le résultat des élections américaines.
Une zone franche pourrait même être associée à ce port. Cuba a besoin de créer des emplois, de relancer une économie exangue ce projet fait partie de cette relance.
La position du pays, si proche du " frère ennemi" américain,( les côtes de la Floride sont à 160 kilomètres de Mariel) lui donne un avantage stratégique sur les ports concurrents potentiels. A suivre.
Maîtrise des armes
et des transports
Le débat sur les civilisations et la prétendue supériorité des unes sur les autres n'est malheureusement pas clos. On aurait pourtant pu l'espérer en 2012. Ici dans la Caraïbe c'est un vieux débat, une vieille histoire porteuse de morts, d'injustice, de dénis, de longs silences. Dans un ouvrage sur l'histoire de l'île de la Dominique, Lennnox Honychurch, pose en quelques phrases cette idée nuisible aussi vieille que la " découverte des Amériques".
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Maîtrise des armes
et des transports

" Si nous étudions l'histoire d'un point de vue eurocentriste, nous sommes engagés à comprendre que Colomb a "découvert" le Nouveau Monde. Mais ce continent et ces îles étaient habités depuis des milliers d'années, écrit l'historien dominiquais, Maya, Inca, Azteques, des empires régionaux existaient aussi avancés que ceux de l'Europe au temps de Colomb."
" C'est uniquement dans la technique des armes et des transports que les Européens étaient plus évolués. Ces moyens techniques ont permis aux Européens de découvrir non pas une terre nouvelle, mais une route pour aller depuis chez eux, vers cette terre. Deux routes avaient déjà été ouvertes dans les périodes précédentes entre ce qui est aujourd'hui la Sibérie et l'Alaska, par les ancêtres des Américains-indiens et plus tard par les navigateurs des pays du nord de l'Europe."
"Les Européens tressent des lauriers à Colomb pour sa " découverte" mais ne donnent aucun crédit aux Natives Américans pour avoir auparavant fondé ce Nouveau Monde."
Colomb a "découvert" et nommé la Dominique en 1493 lors de son deuxième voyage. Il est arrivé avec ses bateaux un dimanche matin d'où le nom de l'île. 4500 indiens Kalinagos vivent à la Dominique sur un territoire qui leur a été concédé.
Messages d'internautes
D.D
le 5 novembre 2010
Se réchauffer en réchauffant Césaire, c'est bien, mais après, à présent, demain. Perspektives est un joli titre qui place la barre très haut. Bonne chance à votre blog en tout cas
DD
honorat
le 21 septembre 2010
Je trouve bienvenue votre initiative.
Les articles sont très intéressants, très enrichissants.
Merci de votre engagement.
ticam971
le 20 septembre
Juste pour vous faire remarquer une coquille dans votre article sur la célébration du cinquantenaire des indépendances africaines.
Sinon, votre site est stimulant et très intéressant. Merci et bonne continuation
Pointois
1er juillet 2010
J'ai su que des Haïtiens avaient manifesté par votre site, merci pour l'info, je ne sais pas si cela changera grand chose. C'est le combat de la ,fourmis contre l'éléphant.
Ary
le 8 mai 2010

Je viens juste de faire connaissance avec cette revue. Woulo. Excellente initiative.
Alors....à bientôt.
A.
 
Une caractéristique de La Guadeloupe qui ne figure pas sur les guides touristiques est le grand nombre d'épaves de voitures disséminées dans la nature et dans les jardins. On les garde pour les pièces détachées ou parce qu'elles tombent en panne et qu'il est trop coûteux de les réparer ou de les transporter. Au fil du temps la végétation tropicale prend le dessus, elle noie sous ses feuilles et ses branches les carcasses métalliques et leur donne, parfois, une certaine poèsie. Comme ce vieux camion Berliet orange qui roula jadis, neuf et puissant, enfoui désormais sous une masse verte quelque part en Grande Terre. La marque a disparu et le camion ne roulera plus. Mais ces carcasses ne sont pas toujours poétiques. Elles enlaidissent le paysage et sont des nids de reproduction pour les moustiques. En ces temps de dengue et de sensibilisation à la protection de l'environnement, plusieurs communes de la Guadeloupe se sont attaquées au problème. Le ramassage a commencé, mais il faudra du temps et de la force pour faire disparaître toutes ces carcasses rouillées. Le vieux Berliet qui fut d'une belle couleur orange, pése encore ses quelques tonnes et ne s'enlèvera pas comme ça. ( photos Karole G.J et D.L)
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Le Festival de Gwoka 2010 s'est terminé à Sainte-Anne le 14 juillet par un concert sur la plage de Galba et une journée consacrée au patrimoine immatériel de la Guadeloupe. En l'occurence les chants de travail. Hommage donc dans les Grands Fonds de Sainte-Anne, aux chants des laboureurs de Marie-Galante, les chanchari; puis à ceux qui accompagnaient jadis la préparation de la farine de manioc et ceux qui soutenaient dans leurs efforts les scieurs de bois. La journée était organisée par le centre Repriz qui oeuvre pour la collecte et la conservation du patrimoine culturel de la Guadeloupe. ( photos T.L)
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" Oh moi, ma chère, vous savez je ne vais plus à  Pointe-à-Pitre, trop de bruit, trop de circulation, trop d'insécurité ..." Trop de pauvreté peut-être. Pointe-à-Pitre au fond est la seule vraie ville de la Guadeloupe avec les qualités et les défauts d'une ville. A Perspektives, nous aimons cette ville bruyante et populaire et nous l'aimons particulièrement le samedi matin lorsque se mélangent dans la zone piétonne les joueurs de Ka, les croisiéristes descendus du bateau, les marchands de snowball, les badauds, les jeunes femmes qui font leurs courses avant d'aller acheter un sandwich chez René ... Cette Guadeloupe bruyante et vivante qui doit être préservée. Regardez quelques images de cette cité, prises un samedi, coeur de Guadeloupe. (Photos T.L)
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Des quais, des cargos, des grues, des départs et des arrivées, des hommes au travail, la mer et la ville qui se côtoient cette présence maritime est partout. La trouver réclame un peu de curiosité: à Gosier, Saint-François, Saint-Anne répondent la darse de Pointe-à-pitre, les grues de Jarry, Bergevin, Lauricisque. (Photos T.L)
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Voici quelques images du lycée du Nord-Grande-Terre qui a ouvert à la rentrée dernière. Un lycée guadeloupéen dans la démarche. Réflexion sur le site, sur l'histoire, intégration à la mémoire des lieux, ces bâtiments ne sont pas nés du hasard. Un lourd travail en amont a conduit à ce résultat. Un vrai projet guadeloupéen en quelque sorte qui s'appuie sur la démarche haute qualité environnementale. ( photos T.L et cabinet Berthelot Mocka-Celestine)
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Marcel Lollia, dit Vélo est un personnage incontournable de la Guadeloupe. De son vivant, il n'en n'aurait pas demandé autant, mais c'est ainsi. L'héritage de Vélo et de quelques autres joueurs de ka est inscrit dans la mémoire collective guadeloupéenne. Le 5 juin est le jour anniversaire de sa mort, Akiyo dans la zone piétonne de Pointe-à-Pitre a célébré cette date. Une plaque de rue au nom de Vélo a été symboliquement dévoilée. Elle fait face à une autre plaque au nom de Saint-John-Perse. Le symbole est fort, deux Pointois issus d'univers si différents et appartenant chacun à la mémoire de la ville. Nous avons tenté d'évoquer ce double héritage en apparence paradoxal dans Perspektives, à travers un texte que vous pouvez lire sur le site. Le 5 juin dernier, sans nul doute,le maître de la rue était Vélo. Quelques images. (Photos T.L)
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Partenaire
Koudzye Gwadloup

Jardins d'épaves
La Guadeloupe se caractérise par le grand nombre d'épaves de voitures ....

Travail et chants de travail
Le Festival de Gwoka 2010 s'est terminé à Sainte-Anne le 14 juillet par un concert sur la plage de Galba ....

Vélo memory
Le 5 juin dernier, sans nul doute,le maître de la rue était Vélo. Quelques images. (Photos T.L)

Un lycée guadeloupéen
au pays de la canne
Voici quelques images du lycée du Nord-Grande-Terre qui a ouvert à la rentrée dernière. Un lycée guadeloupéen dans la démarche. Réflexion sur le site, sur l'histoire, intégration à la mémoire des lieux, ces bâtiments ne sont pas nés du hasard. Un lourd travail en amont a conduit à ce résultat. Un vrai projet guadeloupéen en quelque sorte qui s'appuie sur la démarche haute qualité environnementale. ( photos T.L et cabinet Berthelot Mocka-Celestine)

Quais caraïbes
Pas de sable, pas de cocotier, pas de belles filles, d'hôtels 4 étoiles, ni de ti punch, la mer en Guadeloupe et partout dans la Caraïbe n'est pas qu'images de cartes postales, décors, loisir, plaisir.

Un samedi matin
à  Pointe à  Pitre
Pointe-à-Pitre mérite mieux que la réputation que lui attribuent certains guides pour touristes ou même les propos de Guadeloupéens résidents : ...Voir la suite.....
Poésie
Making history
now tell me something
mister governement
tell me something

là, dis moi un peu
mister governement
dis moi un peu

combien de temps réellement tu penses
nous écraser encore sous ta panse
quand le vérité
sera révélée
sur tes vols tes manigances
et comment tu passes tes contrats mafieux
tes contrats mafieux,
dis un peu

Linton Kwesi Johnson
Imaginaire
La réalité et l'imaginaire s'opposent non pas comme l'être et le néant, mais comme l'être et le devenir

René Menil
La mer est l'Histoire
Où sont vos monuments, vos batailles, vos martyrs ?
Où est votre mémoire tribale ?
Messieurs, dans ce gris coffre-fort. La mer, la mer les a enfermés; Le mer est l'Histoire.
(...)
mettez des lunettes de plongées, je vous guiderai moi-même
Là, tout est subtil et sous-marin
à travers des colonnades de corails
passé les fenêtres gothiques des gorgones
jusqu'au lieu où le rugueux mérou, à l'oeil d'onyx,
cille, alourdi par ses joyaux ainsi qu'une reine chauve;
ces grottes nervurées tapissées de bernacles
piquetées comme la pierre
sont nos cathédrales,
et la fournaise avant les ouragans: Gomorrhe. Os broyés par les moulins à vent
en engrais et farine de maïs
et ce furent les Lamentations
seulement les Lamentations,
ce n'était pas l'Histoire.

Derek Walcott
Lu ailleurs sur le Web
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Arts et culture
Des ateliers théâtre gwado-cubain qui expriment
"les trésors enfouis en chacun de nous"
par Franciane Eltice-Ody
le 18 mai 2012
Les deux textes que nous mettons en ligne répondent au précédent sujet sur la littérature jeunesse en Guadeloupe. La question posée était : la quête identitaire, la pédagogie freinent-elle la créativité ? Les protagonistes d'ateliers théâtre organisés au Nord-Grande-Terre en Guadeloupe répondent. Ils ont tenté de "prélever des éléments du fond culturel traditionnel pour les intégrer dans un processus d'innovation et de création."
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Arts et culture
Le souci de pédagogie contraint la créativité
des auteurs guadeloupéens d'albums-jeunesse
entretien avec Sylvana Artis et Patricia Navet
le 3 mai 2012,
La production en Guadeloupe d'albums illustrés destinés à la jeunesse est relativement récente. Une quarantaine d'années. Dans l'entretien que nous publions, deux bibliothécaires s'interrogent sur la compatibilité entre pédagogie, valorisation d'un patrimoine et création littéraire. Ensuite, dans un texte critique, elles analysent plus de soixante-dix albums publiés durant les vingt dernières années. La suite
Lectures
Qu'est ce que la politique, puisque
les hommes ne sont pas des anges ?
par la rédaction de Perspektives
le 19 avril 2012,
Le titre est partiellement emprunté à Hannah Arendt. Mais à quoi sert la politique ? Une réponse optimiste inspirée par cette philosophe est celle-ci : la politique doit tendre à associer à la multiplicité et la diversité des hommes, la liberté et l'équité. Quand ils fonctionnent bien les systèmes politiques organisent ces grands équilibres, mais quand ils fonctionnent mal ? En ces temps très politiques, nous proposons à votre réflexion quatre extraits d'Hannah Arendt, Barak Obama, Michel Bakounine et Nicolas Machiavel.
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Idées
La pensée collective une alternative
à la pensée individuelle
par Eduardos Romanos
le 4 avril 2012,
Le mouvement des Indignés espagnols aura bientôt un an. Le Mouvement du 15M -15 mai 2011 - a perdu en visibilité, en médiatisation mais les questions qu'il a soulevées restent non résolues. Notamment celle de la représentation démocratique. Nous publions des extraits d'un article de Eduardo Romanos, sociologue espagnol, à lire dans son intégralité sur le site: www.laviedesidees.fr
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Lectures
Le Negmawon et le Béké imprégnent toujours
les relations à l'autorité et au travail en Guadeloupe
par Didier Levreau
le 23 mars 2012
Un petit livre est sorti au mois de janvier 2012 édité par L'Harmattan avec ce titre: " Manager en Guadeloupe, un pari impossible". Son auteur est Fatima Py, diplômée en science de gestion visiblement passionnée par la problématique des ressources humaines. Elle soulève des questions clés sur les relations à l'autorité et au travail en Guadeloupe.


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Débat
Les monopoles et les sursalaires structurent
la hausse des prix de l'Outremer
par Théo Lacase
le 13 mars 2012
Des mouvement sociaux contre des hausses de prix abusives ont eu lieu en 2009 en Guadeloupe et Martinique, en octobre 2011 à Mayotte et en février 2012 à La Réunion. Les mêmes causes produisent les mêmes effets, à des milliers de kilomètres de distance. Est-ce un hasard ?
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Air du temps
Conduite en état de tristesse
par Majead At-Mahel
le 28 février 2012
"Je me suis promis de rentrer dans le droit chemin de l'optimisme poliment correct". C'est joli non ? Ce court texte de Majead diffusé sur le site Fwiyapin a plu à Perspektives pour sa distance, son humour décalé, sa dérision, son actualité. Alors voilà nous le mettons en ligne cette semaine: à lire avec un sourire au lèvre et un pincement au coeur.
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Lectures
Deux livres qui soulèvent le voile
sur l'univers complexe du Gwoka
par Didier Levreau
le 15 février 2012
Des chercheurs en musicologies, souvent venus de loin, ont écrit des théses très savantes sur le gwoka, ici et là on trouve quelques paragraphes sur le sujet, mais rien d'à la fois approfondi et accessible au public. Puis en quelques semaines, fin 2011 et début 2012, deux livres sont publiés.
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Caraïbe
80 kms de mer séparent Antigua de la Guadeloupe
peut-on rapprocher ces îles que l'Histoire a séparées ?
par Didier Levreau
le 5 février 2012
La géologie et la géographie ont fait de la Guadeloupe et Antigua des îles voisines sur le globe terrestre et sur les cartes. Puis l'Histoire les a séparées. Entre les deux îles s'est creusé un fossé plus large que les 80 kilomètres de mer qui les séparent. Peut-il être comblé ?
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Idées
Cyril Serva, une pensée guadeloupéenne en mouvement
par la rédaction de Perspektives
le 30 janvier 2012
Les 14 et 15 janvier 2012 au Lamentin, la revue Etudes Guadeloupéennes a rendu un hommage à ce professeur de philosophie guadeloupéen disparu il y a dix ans, qui avait commencé à conceptualiser quelques unes des problématiques guadeloupéenne. Nous publions un résumé subjectif et à plusieurs mains de ces discussions et débats qui contribuent à nourrir nos propres interrogations La suite
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