Rubriques : - Idées - - Lectures - - Arts et culture - - Caraïbe - - Débats - - Mots créoles - - Décodage - - Edito - - Portraits -

Regards
L'ENA
déficitaire
Le site d'information Acteurs publics a publié une note interne de l'ENA ( Ecole nationale d'administration) indiquant que l'école a terminé l'année 2015 avec un déficit de 1,83 millions d'euros. Trois fois plus que l'année précédente. L'institution qui forme ou a formé de nombreux ministres, présidents, hauts-fonctionnaires de la République ainsi que pas mal de Pdg de grandes entreprises est dans le rouge. L'école va devoir réduire son train de vie. Quand on vous dit que des lignes bougent ...
Lire la suite
L'ENA
déficitaire

Un plan de réduction des dépenses serait à l'étude car le gouvernement ne serait pas très chaud pour renflouer indéfiniment cette école " prestigieuse" qui est appelée aussi " l'école de la pensée unique et de l'uniformité." Les brillants cerveaux qui en sortent sont souvent décrits comme manquant d'imagination, de recul et d'esprit critique. De drôle de qualité quand on prétend diriger un monde en pleine mutation. Bref l'Ena est aussi l'école du formatage.
Le plan de réduction du déficit envisagerait de réduire le nombre d'élèves ( un élève de l'ENA coûte cher à la collectivité); de réduire le temps de scolarité; de réduire les activités sportives dont le coût annuel est de 150 000 euros; et de réduire les cours de langue ( 604.784 euros par ans). Devons-nous être inquiet: avec toutes ces réductions les futurs " leaders" maîtriseront-ils toujours leurs sujets ...
Mai 67
un livre
En 2017, on célébrera en Guadeloupe le cinquantième anniversaire de la fusillade de mai 67 au cours de laquelle des gardes mobiles ont tiré sur la foule des manifestants à Pointe à Pitre. Cet événement sanglant a longtemps été occulté hors de la Guadeloupe où cette date du 27 mai 1967 frappe toujours les esprits. Un nouveau livre vient d'être publié sur le sujet : " Le sang des négres".
Lire la suite
Mai 67
un livre

Le 27 Mai 1967 est au départ une grève des ouvriers du bâtiment qui tourne mal dans le climat particulier des années 1960. La guerre d'Algérie est terminée depuis cinq ans, la Guadeloupe est un département français, mais comme aurait dit Césaire : " un département entièrement à part".
Ce jour là, des négociations ont lieu à la chambre de commerce entre ouvriers du bâtiment et patronat. Des ouvriers noirs et des représentants patronaux blancs. Le climat est tendu. L'élément déclencheur serait une phrase lâchée par l'un des négociateurs : "quand les négres auront faim, ils reprendront le travail."
Ces propos circulent, ils soulèvent la colère, un cortège de manifestants se forme et se dirige vers le port. Des CRS s'interposent, puis des gardes mobiles des coups de feu claquent et du côté des manifestants, des victimes tombent.
Le livre revèle qu'à Paris l'affaire est prise en main par Jacques Foccart le monsieur " françafrique" de De Gaulle. alors que la Guadeloupe est département français depuis 21 ans. Ces événements ne font pas la une des journaux à l'exception du Monde qui fait état de " violentes manifestations".
En 1967, officiellemennt la fusillade n'a fait que six morts. Vingt ans plus tard, en 1985, le gouvernement François Mitterrand finit par revoir ce chiffre et corriger une " erreur" de l'histoire en fixant le nombre officiel de tués à 87.
En Guadeloupe, la police et les autorités arrêtent une quarantaine de personnes, 18 meneurs sont traduits en justice. En pleine paranoïa anticommuniste, ils sont accusés - en autre - d'être des agents de Moscou.
C'est l'histoire de revendications sociales et salariales qui ont mal tournées faute de négociateurs désireux de négocier dans un contexte postcolonial où " casser les indigénes"" faisait partie du champ des possibles.

- "Le sang des négres" par Xavier-Marie Bonnot et François-Xavier Guillermer 152 pages, 18 euros
aux éditions Galaade
Omerta,
mâle dominant
et primate
Sandrine Rousseau, qui fut porte-parole d'Europe écologie les Verts a écrit en 2015 un livre intitulé "Manuel de survie à destination des femmes en politique". On s'aperçoit aujourd'hui qu'elle savait exactement de quoi elle parlait, puisque dans son parti, qui n'apparait pas a priori comme le plus macho et le plus archaïque, un " satyre" en costume cravate sévissait. Mais combien de silence reste-t-il à déverrouiller ?
Lire la suite
Omerta,
mâle dominant
et primate

Tout le monde savait, mais personne ne parlait ... toujours la même histoire. Les uns se taisent par peur, par soumission, d'autres pour ne pas faire de vagues, " pour ne pas nuire au parti, à l'institution ou à l'entreprise... parce que c'est un ami ou parce que " je connaissais sa femme etc ... "
Cela fait mauvais effet un responsable en situation de pouvoir qui use ainsi de son autorité pour humilier, dominer, voire agresser. Car pendant ce temps les objectfs à atteindre, le travail, ce pourquoi chacun est à son poste, n'avancent pas. C'est classique.
Denis Baupin est-il malade ? On aurait pu poser la question pour DSK et pour des milliers d'autres plus anonymes à l'abri des projecteurs médiatiques. Sont-ils malades ?
La question est posée dans une tribune du site Médiapart à l'origine de l'enquête, avec la radio France Inter. L'un des commenraires laissé par un lecteur est catégorique :
" Non Baupin n'est pas malade, il a le comportement type du mâle dominant entre l'éthologie du primate et la culture ordinaire associée à certaine pratique et vision du pouvoir."
Primate, pouvoir, bref l'homme est sorti des cavernes mais pas d'un certain obscurantisme.
Le mal est profond, c'est celui du prédateur qui ment, triche, manipule, joue du " masko" et c'est celui des "victimes" fragilisées qui n'osent pas de défendre, se taisent et encaissent.
L'omerta prendra fin quand la société sera à l'écoute des "victimes" et ne les traitera plus comme telles mais leur offrira la possibilité de se défendre, de passer à l'offensive, bref ne plus se taire, mais accuser. Car combien d'humiliations de ce type, existent encore à cet instant même.
Europe écologie les Verts va encaisser un choc, vu l'état du parti, pas sûr qu'il s'en remette, mais la liberté de parole n'a pas de prix. N'est ce pas Robespierre qui a dit à la tribune de l'assemble nationale en 1790 lors d'un débat sur l'abolition ou le maintien de l'esclavage " Plutôt voir disparaître les colonies que maintenir l'esclavage."
Un parti politique ou un corps constitué quel qu'il soit qui acceptent ce genre de pratique méritent juste de disparaïtre. A suivre peut-être ...
"Nou pèp la"
Nou pèp la, (NPL) est un mouvement citoyen martiniquais dont le porte-parole est Marcellin Nadeau, maire du Prêcheur, membre par ailleurs du Modemas ( Mouvement des démocrates et écologistes pour une Martinique souveraine). Ce parti politique associe en Martinique les idées d'indépendance et d'écologie. Dans son congrès constitutif qui s'est tenu le week-end dernier, NPL a apporté son soutien au collectif pour la défense du patrimoine géothermique de la Guadeloupe. Pas sûr que cela suffise à inverser le cours de la vente de la centrale !
Lire la suite
"Nou pèp la"

Le NPL ne s'affiche pas comme un parti politique ... même s'il a été présent aux dernières élections territoriales. Il s'inscrit dans la démarche alternative et citoyenne qui émerge à la marge des partis politiques traditionnels qui sont en perte de vitesse, de crédibilité et de visions d'avenir. Comment faire avancer des idées neuves en somme ?
La liste des invités au congrès martiniquais éclaire un peu sur cette démarche. Se trouvaient là Jean-baptiste Eyraud, membre du DAL ( Droit au logement), Alejandro Merlo, assistant parlementaire de l'eurodéputé de Podemos Miguel Urban, Ozzi Warwick, trinidadien, militant du " movement for social justice".
Pamir les guadeloupéens invités se trouvaient Henry Joseph cofondateur de Phytobokax et Alain Plaisir, président du CIppa ( comité indépendant pour un projet politique alternatif en Guadeloupe.)
Géothermie:
le débat
Alors que la géothermie est présentée partout comme une énergie d'avenir très prometteuse, l'unité de Bouillante en Guadeloupe est vendue par l'Etat à une entreprise américaine. Cette information ne pouvait pas laisser indifférent au-delà des arguments purement idéologiques. Pourquoi s'en séparer ? L'institut Remy Nainsouta organise le 25 avril à 16h à Bouillante un débat entre l'actuel directeur de la centrale et un porte-parole du collectif qui s'est constitué pour la "défense du patrimoine géothermique de la Guadeloupe." Une bonne nouvelle : un débat sans doute contradictoire enfin porté sur la place publique. C'est un peu ça la démocratie non ? L'inverse du dogmatisme : discuter, même en ayant des idées divergentes.
Lire la suite
Géothermie:
le débat

Faut-il vendre à une entreprise privée nord américaine ou faut-il garder cette centrale géothermique dans le giron guadeloupéen ? Et pourquoi vendre ou bien pourquoi garder ? Ce sont ces questions simples qui seront sans doute abordées lors de la réunion du 23 avril à Bouillante. L'occasion, faut-il l'espérer, au delà des " ya qu'à" de rentrer dans le vif du sujet. Pourquoi la centrale est-elle déficitaire ? Manque d'investissement sans doute, mais est-ce la seule raison ?
N'y avait-il pas d'autres alternatives que la vente à Ormat ? Des investisseurs locaux ne pouvaient-ils pas s'engager. La somme de 52 millions d'euros prix de vente de la centrale n'est pas exorbitant, des investissements toujours tournés vers la consommation ( grande surface, concessions auto, tourisme, immobilier etc ...) et rarement la production, sont réalisés dans l'archipel. Sans parler des secteurs agricoles subventionnés qui absorbent des sommes bien plus importante chaque année. Alors pourquoi ce choix ?
Le débat continue, reste à savoir si la vente est finalisée ou pas à ce jour. Et de ce point de vue on peut dire que la capacité de l'Etat a faire preuve de transparence en appliquant les règles minimum de démocratie est plus que déficitaire, elle est totalement absente. Si ce collectif ne s'était pas emparé du sujet, c'est en catimini que cette rare unité de production d'énergie propre en Guadeloupe aurait été vendue. A suivre.
D.L
Brésil:
Lulla
au secours
de Dilma
Le Brésil traverse un moment difficile de sa vie politique. La présidente Dilma Roussef est mise en accusation pour avoir falsifié - pour les embellir - les comptes publics de 2014. Elle risque la destitution. Lulla, l'ancien président, lui aussi pris dans l'affaire " Lava jato" vient à son secours.
Lire la suite
Brésil:
Lulla
au secours
de Dilma

La présidente du Brésil aurait minimisé l'ampleur du déficit public. Dilma Roussef n'a pas commis un " vrai crime de corruption", elle a " juste" joué avec les chiffres pour donner une meilleure image au résultat de sa politique. Une sorte de tour de passe-passe politique qui n'a pas marché.
La droite brésilienne appelle cela un " crime de responsabilité" et se déchaîne contre la présidente car elle pense tenir là l'occasion de reconquérir le pouvoir. Reste que la corruption au Brésil touche tous les partis et tous les camps. La droite accusatrice aujourd'hui est tout sauf innocente. Dans l'affaire " Lava jato" le PT, le parti de Lulla est régulièrement mis en accusation par la presse et la justice, mais les informations sur les hommes politiques, tout autant impliqués, mais appartenant au PP, un parti de droite, sont mal répercutées. Les Brésiliens assistent à ce mauvais spectacle, cette comédie du pouvoir dont le pays pourrait se passer. Car le " miracle brésilen" a fait long feu et la société brésilienne est loin d'être apaisée.
Bouillante :
La géothermie
sera-t-elle
guadeloupéenne
ou pas ?
Un collectif s'est constitué en Guadeloupe pour s'opposer à la vente à une entreprise américaine de la centrale géothermique de Bouillante. Distribution de tracts, conférence de presse et meeting sont prévus dans le courant du mois d'avril. Une solution guadeloupéenne sera-t-elle trouvée, alternative à cette vente ? Réponse dans les mois qui viennent.
Lire la suite
Bouillante :
La géothermie
sera-t-elle
guadeloupéenne
ou pas ?

Voici l'essentiel du communiqué rédigé par le collectif à l'intention des Guadeloupéens :
" La centrale géothermique basée à Bouillante produit de l??électricité renouvelable depuis trente ans, grâce aux réservoirs d??eaux chaudes des sous-sols. Elle est en fonction depuis 1986 et est actuellement exploitée par l??entreprise d???tat Géothermie??Bouillante, une filiale du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) et EDF. Elle fournit aujourd??hui 6% de la consommation d??électricité aux guadeloupéens. La centrale géothermique de Bouillante est un projet phare en matière d??énergie renouvelable. Elle fait partie du patrimoine industriel de la Guadeloupe. Elle permet avec les autres sources d??énergies renouvelables d??envisager l??autonomie énergétique de Guadeloupe. C??est une véritable richesse pour notre pays, qui doit se développer à partir de ses propres ressources, plutôt que dépendre des importations, en l??occurrence du fioul pour faire fonctionner ses centrales électriques. Malheureusement, nous apprenons qu??en décembre 2015, alors que se tenait à Paris la COP21, l??entreprise Ormat Technologies, basée aux ?tats-Unis, dans le Nevada a annoncé avoir signé un accord de principe pour racheter 85 % du capital de la centrale guadeloupéenne.
Pourquoi l??Etat a t'il choisi de vendre a une entreprise privée (de surcroit américaine) cette centrale qui pourrait servir de modèle d??énergies renouvelables ?
Pourquoi EDF s'en désintéresse t'elle alors qu'elle investit massivement en Indonésie et au Mexique sur des projets similaires?
- Pourquoi l??Etat, actionnaire principal d??EDF n??oblige-t??il pas cette entreprise publique, à acheter la centrale de Bouillante.
- Pourquoi ne pas explorer d??autres pistes, plutôt que cette vision à court terme ? D??autres solutions existent avec la création de richesses et d'emplois via l'intérêt général (Economie Sociale et Solidaire, Société d??Economie Mixte (SEM), Société Coopérative d??Intérêt Collectif ( SCIC) au plus près des réalités locales. Les technologies nouvelles le permettent.
- Pourquoi ce silence de nos élus ? Vont-ils continuer à se taire ? Nous pensons qu??ils devraient mener une action vigoureuse auprès de l??Etat pour que cette industrie de pointe reste dans le domaine public.
Cette vente doit être annulée car elle est contraire à l??intérêt des guadeloupéens et du développement du pays.
Un meeting est organisé par le collectif le vendredi 15 avril à 19 heures à .Bouillante



Messages d'internautes
D.D
le 5 novembre 2010
Se réchauffer en réchauffant Césaire, c'est bien, mais après, à présent, demain. Perspektives est un joli titre qui place la barre très haut. Bonne chance à votre blog en tout cas
DD
honorat
le 21 septembre 2010
Je trouve bienvenue votre initiative.
Les articles sont très intéressants, très enrichissants.
Merci de votre engagement.
ticam971
le 20 septembre
Juste pour vous faire remarquer une coquille dans votre article sur la célébration du cinquantenaire des indépendances africaines.
Sinon, votre site est stimulant et très intéressant. Merci et bonne continuation
Pointois
1er juillet 2010
J'ai su que des Haïtiens avaient manifesté par votre site, merci pour l'info, je ne sais pas si cela changera grand chose. C'est le combat de la ,fourmis contre l'éléphant.
Ary
le 8 mai 2010

Je viens juste de faire connaissance avec cette revue. Woulo. Excellente initiative.
Alors....à bientôt.
A.
 
Une caractéristique de La Guadeloupe qui ne figure pas sur les guides touristiques est le grand nombre d'épaves de voitures disséminées dans la nature et dans les jardins. On les garde pour les pièces détachées ou parce qu'elles tombent en panne et qu'il est trop coûteux de les réparer ou de les transporter. Au fil du temps la végétation tropicale prend le dessus, elle noie sous ses feuilles et ses branches les carcasses métalliques et leur donne, parfois, une certaine poèsie. Comme ce vieux camion Berliet orange qui roula jadis, neuf et puissant, enfoui désormais sous une masse verte quelque part en Grande Terre. La marque a disparu et le camion ne roulera plus. Mais ces carcasses ne sont pas toujours poétiques. Elles enlaidissent le paysage et sont des nids de reproduction pour les moustiques. En ces temps de dengue et de sensibilisation à la protection de l'environnement, plusieurs communes de la Guadeloupe se sont attaquées au problème. Le ramassage a commencé, mais il faudra du temps et de la force pour faire disparaître toutes ces carcasses rouillées. Le vieux Berliet qui fut d'une belle couleur orange, pése encore ses quelques tonnes et ne s'enlèvera pas comme ça. ( photos Karole G.J et D.L)
Voir suite diaporama / Retour Perspektives

Le Festival de Gwoka 2010 s'est terminé à Sainte-Anne le 14 juillet par un concert sur la plage de Galba et une journée consacrée au patrimoine immatériel de la Guadeloupe. En l'occurence les chants de travail. Hommage donc dans les Grands Fonds de Sainte-Anne, aux chants des laboureurs de Marie-Galante, les chanchari; puis à ceux qui accompagnaient jadis la préparation de la farine de manioc et ceux qui soutenaient dans leurs efforts les scieurs de bois. La journée était organisée par le centre Repriz qui oeuvre pour la collecte et la conservation du patrimoine culturel de la Guadeloupe. ( photos T.L)
Voir suite diaporama / Retour Perspektives

" Oh moi, ma chère, vous savez je ne vais plus à  Pointe-à-Pitre, trop de bruit, trop de circulation, trop d'insécurité ..." Trop de pauvreté peut-être. Pointe-à-Pitre au fond est la seule vraie ville de la Guadeloupe avec les qualités et les défauts d'une ville. A Perspektives, nous aimons cette ville bruyante et populaire et nous l'aimons particulièrement le samedi matin lorsque se mélangent dans la zone piétonne les joueurs de Ka, les croisiéristes descendus du bateau, les marchands de snowball, les badauds, les jeunes femmes qui font leurs courses avant d'aller acheter un sandwich chez René ... Cette Guadeloupe bruyante et vivante qui doit être préservée. Regardez quelques images de cette cité, prises un samedi, coeur de Guadeloupe. (Photos T.L)
Voir suite diaporama / Retour Perspektives

Des quais, des cargos, des grues, des départs et des arrivées, des hommes au travail, la mer et la ville qui se côtoient cette présence maritime est partout. La trouver réclame un peu de curiosité: à Gosier, Saint-François, Saint-Anne répondent la darse de Pointe-à-pitre, les grues de Jarry, Bergevin, Lauricisque. (Photos T.L)
Voir suite diaporama / Retour Perspektives

Voici quelques images du lycée du Nord-Grande-Terre qui a ouvert à la rentrée dernière. Un lycée guadeloupéen dans la démarche. Réflexion sur le site, sur l'histoire, intégration à la mémoire des lieux, ces bâtiments ne sont pas nés du hasard. Un lourd travail en amont a conduit à ce résultat. Un vrai projet guadeloupéen en quelque sorte qui s'appuie sur la démarche haute qualité environnementale. ( photos T.L et cabinet Berthelot Mocka-Celestine)
Voir suite diaporama / Retour Perspektives

Marcel Lollia, dit Vélo est un personnage incontournable de la Guadeloupe. De son vivant, il n'en n'aurait pas demandé autant, mais c'est ainsi. L'héritage de Vélo et de quelques autres joueurs de ka est inscrit dans la mémoire collective guadeloupéenne. Le 5 juin est le jour anniversaire de sa mort, Akiyo dans la zone piétonne de Pointe-à-Pitre a célébré cette date. Une plaque de rue au nom de Vélo a été symboliquement dévoilée. Elle fait face à une autre plaque au nom de Saint-John-Perse. Le symbole est fort, deux Pointois issus d'univers si différents et appartenant chacun à la mémoire de la ville. Nous avons tenté d'évoquer ce double héritage en apparence paradoxal dans Perspektives, à travers un texte que vous pouvez lire sur le site. Le 5 juin dernier, sans nul doute,le maître de la rue était Vélo. Quelques images. (Photos T.L)
Voir suite diaporama / Retour Perspektives
Partenaire
Koudzye Gwadloup
Aventure interculturelle
Des comédiens Guadeloupéens et Cubains ont animé durant quatre semaines des ateliers-théàtre à Port-Louis au Nord de la Grande Terre en Guadeloupe

Jardins d'épaves
La Guadeloupe se caractérise par le grand nombre d'épaves de voitures ....

Travail et chants de travail
Le Festival de Gwoka 2010 s'est terminé à Sainte-Anne le 14 juillet par un concert sur la plage de Galba ....

Vélo memory
Le 5 juin dernier, sans nul doute,le maître de la rue était Vélo. Quelques images. (Photos T.L)

Un lycée guadeloupéen
au pays de la canne
Voici quelques images du lycée du Nord-Grande-Terre qui a ouvert à la rentrée dernière. Un lycée guadeloupéen dans la démarche. Réflexion sur le site, sur l'histoire, intégration à la mémoire des lieux, ces bâtiments ne sont pas nés du hasard. Un lourd travail en amont a conduit à ce résultat. Un vrai projet guadeloupéen en quelque sorte qui s'appuie sur la démarche haute qualité environnementale. ( photos T.L et cabinet Berthelot Mocka-Celestine)

Quais caraïbes
Pas de sable, pas de cocotier, pas de belles filles, d'hôtels 4 étoiles, ni de ti punch, la mer en Guadeloupe et partout dans la Caraïbe n'est pas qu'images de cartes postales, décors, loisir, plaisir.

Un samedi matin
à  Pointe à  Pitre
Pointe-à-Pitre mérite mieux que la réputation que lui attribuent certains guides pour touristes ou même les propos de Guadeloupéens résidents : ...Voir la suite.....
Poésie
Making history
now tell me something
mister governement
tell me something

là, dis moi un peu
mister governement
dis moi un peu

combien de temps réellement tu penses
nous écraser encore sous ta panse
quand le vérité
sera révélée
sur tes vols tes manigances
et comment tu passes tes contrats mafieux
tes contrats mafieux,
dis un peu

Linton Kwesi Johnson
Imaginaire
La réalité et l'imaginaire s'opposent non pas comme l'être et le néant, mais comme l'être et le devenir

René Menil
La mer est l'Histoire
Où sont vos monuments, vos batailles, vos martyrs ?
Où est votre mémoire tribale ?
Messieurs, dans ce gris coffre-fort. La mer, la mer les a enfermés; Le mer est l'Histoire.
(...)
mettez des lunettes de plongées, je vous guiderai moi-même
Là, tout est subtil et sous-marin
à travers des colonnades de corails
passé les fenêtres gothiques des gorgones
jusqu'au lieu où le rugueux mérou, à l'oeil d'onyx,
cille, alourdi par ses joyaux ainsi qu'une reine chauve;
ces grottes nervurées tapissées de bernacles
piquetées comme la pierre
sont nos cathédrales,
et la fournaise avant les ouragans: Gomorrhe. Os broyés par les moulins à vent
en engrais et farine de maïs
et ce furent les Lamentations
seulement les Lamentations,
ce n'était pas l'Histoire.

Derek Walcott
Lu ailleurs sur le Web
1 / 27
Débatt
L'Utopie réaliste d'une géothermie guadeloupéenne
est-elle impossible ?
par Théo Lacase
le 18 juin 2016
Dans une étrange indifférence, mise à part la mobilisation d'un groupe de guadeloupéens conscients de l'enjeu, le processus de vente de la centrale géothermique de Bouillante avance à petits pas. L'enjeu est la possibilité d'une autonomie énergétique, au moins partielle, de la Guadeloupe. Si cette autonomie est impossible, est-ce que toute idée d'autonomie, sous quelque forme que ce soit, ne le serait pas ?
La suite
Arts et culture
François Piquet: possibles ...
ou impossibles Réparations
par Scarlett Jésus
le 20 mai 2015
En 2015, François Piquet, plasticien installé en Guadeloupe a répondu à un appel à projet du musée Schoelcher pour l'opération " Carte blanche" attribuée depuis quatre ans à un artiste dont l'oeuvre est en relation avec l'action du musée. Le projet "Réparations" a été retenu. Piquet a travaillé durant plusieurs mois et son travail a été présenté au public. "Réparations", celles de l'esclavage, sujet sensible sur cette terre guadeloupéenne marquée par les stigmates de la société esclavagiste puis coloniale.

La suite
Débat
La révolution des énergies renouvelables
est-elle possible en Guadeloupe ?
par Claude Edmond, président de l'institut Rémy Nainsouta
9 mai 2016
"Qu'importe que le chat soit noir ou gris pourvu qu'il attrape des souris "
Ding Xiao Ping

La transition énergétique avec le "numérique" portent la troisième révolution industrielle après celle, dans le passé, du charbon et de l'électricité. Sur un petit territoire comme la Guadeloupe, si dépendant en matière énergétique, cette transition peut s'avérer être une incroyable opportunité. Les atouts existent, les handicaps aussi. Claude Edmond pose la problématique.

La suite
Débat
Géothermie Bouillante victime collatérale du
désintérêt d'EDF pour les énergies renouvelables
par Didier Levreau
le 28 avril 2016
L'institut Rémy Nainsouta a organisé une rencontre-debat à Bouillante, commune de la Guadeloupe, entre le directeur de la centrale géothermique destinée à être vendue à une société américaine et un porte-parole du collectif pour la défense du patrimoine géothermique guadeloupéen. Une initiative destinée à confronter les points de vue, à se rencontrer. La vente à une multinationale israélo-américaine était-elle inévitable ? L'est-elle toujours . Explications.
La suite
Idées
Philosophie et mécanique: réflexion sur le réel
et le virtuel, l'action et la consommation
par Thibault Le Texier
le 21 avril 2016
Prisonniers de petites bulles individuelles tout confort, nous n'agissons plus, nous consommons des choix pré-arrangés. Matthew Crawford, philosophe et garagiste britannique, explique dans son dernier ouvrage (1) comment nous reconnecter au réel, à la manière pragmatique et virile d'un mécano réparant une vieille bécane. ( Cet article a été publié sur le site www.laviedesidées.fr)
La suite
Débat
Vente de la centrale géothermique de Bouillante
la solution américaine n'est pas la seule
par la rédaction de Perspektives
le 12 avril 2016
La centrale de Bouillante qui produit 6% de l'énergie consommée en Guadeloupe est depuis longtemps déficitaire, un meilleur pilotage et des investissements y sont nécessaires. Edf et l'Etat français s'en désengagent. La vente à Ormat une multinationale américaine est annoncée, mais depuis quelques jours une autre possibilité " franco-guadeloupéenne" a fait son apparition. Explications.

La suite
Idées
"Kafala professionnelle" un esclavage moderne ou
l'économie de la plantation version Qatari
par Didier Levreau
le 6 avril 2016
La coupe du monde de foot-ball au Qatar en 2022 devrait faire réfléchir chacun d'entre nous, mais particulièrement les amateurs de foot-ball. Comment regarder voire apprécier des rencontres sportives qui ont lieu dans des stades construits par de "esclaves modernes" ? Ce sport dit populaire est devenu le symbole des injustices et de toutes les corruptions du monde contemporain : toute puissance de l'argent, déshumanisation des plus faibles bref, retour au Moyen-âge et ses féodalités.
La suite
Idée
Rainbow Warrior : quand l'Etat français flirta
avec le terrorisme en Océanie
par Pierre Scordia, historien
le 16 mars 2016
Dans l'affaire du Rainbow Warrior, il n'y a pas eu d'inculpation. Charles Hernu, ministre de la Défense, vieux compagnon de route de François Mitterrand, alors président de la République a été contraint de démissionner pour calmer la polémique. Greenpeace, depuis 1971 oeuvre pour la protection de l'environnement. Du tout nucléaire à la Cop21 on peut se dire que l'Etat, en France, a la mémoire oublieuse
La suite
Débat
Incohérence: la géothermie guadeloupéenne
sera-t-elle cédée à Ormat, entreprise américaine ?
par Didier Levreau
le 3 mars 2016
En Guadeloupe, le Cippa (1) a été le premier à faire circuler l'information : des négociations sont en cours pour la vente à une entreprise américaine de la centrale géothermique de Bouillante qui produit 6% de l'énergie del'archipel. Simultanément à la Cop 21 et aux débats sur la " transition énergétique" , avec la bénédiction de Ségoléne Royal et Emmanuel Macron le gouvernement français se réjouit de céder la géothermie guadeloupéenne à Ormat, une entrepride US leader mondial du secteur. Le social-libéralisme à l'oeuvre.
La suite
Débat
Chlordécone: la justice doit déterminer
les responsabilités publiques et privées
par Théo Lacase
le 24 février 2016
La première plainte déposée pour déterminer les responsabilités dans l'affaire du chlordécone remonte à dix ans. Depuis, sur le plan judiciaire, peu de choses ont bougé, alors que le préjudice et les dégats causés par cette molécule ne sont pas discutables : en Guadeloupe et en Martinique des terres ont été empoisonnées, des rivières et des côtes sont interdites à la pêche. Rien ne bougera si la société civile ne s'empare pas du sujet.
La suite
1 / 27