






Un petit groupe de personnes d'horizons et de points de vues souvent différents se sont mis autour d'une table pour imaginer cette revue en Guadeloupe.
Leurs points de vue et leurs avis peuvent différer mais ils sont en accord avec l'idée que le dialogue, la critique constructive, la confrontation, l'écoute sont nécessaires pour la progression des individus. Les personnes enfermées dans des certitudes et des dogmes se sclérosent ainsi que les sociétés.
Des discussions, des idées échangées sont à l'origine du projet.
Qui en sont les iniateurs ? Un journaliste Didier Levreau qui a travaillé longtemps dans des titres de la presse quotidienne de l'hexagone tout en ayant des liens avec la Guadeloupe; une ancienne directrice de structure culturelle Clairnita Lafleur qui connait bien son pays, sa culture, ses gens; avec eux une poignée d'amis et de proches et l'idée a pris corps: une revue en ligne qui parlerait de la Guadeloupe, mais pas que de la Guadeloupe et qui surtout se démarquerait de l'actualité pour essayer de retrouver le sens des choses par delà le chaos du zapping, de la communication.
Comment fonctionne la revue ?
Sous forme associative, grâce à l'énergie, le savoir-faire, les compétences de la petite poignée de personnes qui l'ont créée. Elle est, à l'heure actuelle, entièrement auto financée. Internet le permet à moindre coût. Des évolutions sont envisagées, notamment une version papier, une ou deux fois par an La revue Perspektives se veut ouverte, elle ne sera pas un espace réservé, les propositions de textes, de photos ou de sujets seront reçues avec grand intérêt. Les initiateurs de Perspektives espèrent que les contributions seront nombreuses pour appuyer cette démarche de compréhension et de réflexion.
Les remarques, les critiques, les idées, les propositions peuvent être envoyées à l'adresse: adig97@live.fr ou directement sur le forum du site.
La sagesse créole dit:
Kouté pou tann, tann pou konpwann.
Ecouter pour entendre, entendre pour comprendre.
Aussi, pour que rien ne soit tout à fait comme avant, les idées doivent sortir des espaces réservés. La société civile et l'espace public doivent s'emparer du débat, apporter des idées, des réflexions, des propositions et briser les tabous.
La Guadeloupe, comme la France métropolitaine s'interrogent et sont confrontées aujourd'hui plus que jamais à la question de l'identité et de la diversité culturelle. C'est dans cette perspective que nous créons cette revue. La Guadeloupe parfois mal à l'aise dans son statut département; parfois à la recherche de de sécurité et de stabilité politique, exprime à intervalles réguliers les sentiments contradictoires de sa population. Mais ce qui la caractérise avant tout peut être, est de vivre depuis longtemps - bien plus longtemps que la France hexagonale - le multiculturalisme et la diversité.
Ce territoire de la République, de fait société multiculturelle, a accumulé parfois dans la souffrance, parfois dans l'inventivité et la tolérance une grande expérience. Nous nous proposons à travers la revue Perspektive d'exprimer cette expérience, de la formaliser, d'en rendre compte.
Cette expérience antillaise et caraïbe, au travers des cultures croisées de ses habitants venus d'Afrique, d'Europe, d'Amérique et d'Asie peut nous permettre de mieux appréhender les changements actuels et à venir qui transforment les vieilles sociétés celles de l'Europe comme celles de la planéte entière. Les sociétés antillaises vivent depuis trois siècles l'altérité et le métissage, la défiance et l'attirance que l'on peut à la fois ressentir pour l'autre.
Mettre en perspective, comprendre et donner du sens aux événements qui surviennent, c'est notre objectif. Les sociétés caraïbes qui vivent avec plus ou moins de bonheur leur créolité n'ont-elles pas un message à faire passer au reste du monde.
La revue est destinée à être diffusée en Guadeloupe, mais également sur le territoire métropolitain et ailleurs, à l'intention de lecteurs intéressés par le débat sur la multiculturalité.
Chaque revue sera construite autour d'un dossier central.
Le premier dossier - Vélo/ Saint-John Perse - mérite quelques explications.
Vélo est le surnom de Marcel Lollia, un joueur de tambour emblématique de la Guadeloupe, un musicien saltimbanque génial qui a su exprimer l'âme profonde de ce pays.
Vélo disparu en 1984 a sa statue en bronze à Pointe-à-Pitre juste à coté de musée Saint-John Perse, le prix Nobel de littérature, né lui aussi en Guadeloupe et issu d'une famille de planteurs blancs créoles.
Evoquer le musicien noir issu du peuple guadeloupéen et le poète blanc nobélisé est une manière de parler de la Guadeloupe, de ce qui rapproche et de ce qui éloigne ses composantes. Nous voulons donner du sens: le musée et la statue ne sont pas là par hasard, mais comment et pourquoi sont-ils là ... En parler, rapprocher les deux hommes c'est parler de la Guadeloupe et de nous-mêmes.