Regards
Maîtrise des armes
et des transports
Le débat sur les civilisations et la prétendue supériorité des unes sur les autres n'est malheureusement pas clos. On aurait pourtant pu l'espérer en 2012. Ici dans la Caraïbe c'est un vieux débat, une vieille histoire porteuse de morts, d'injustice, de dénis, de longs silences. Dans un ouvrage sur l'histoire de l'île de la Dominique, Lennnox Honychurch, pose en quelques phrases cette idée nuisible aussi vieille que la " découverte des Amériques".
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Maîtrise des armes
et des transports

" Si nous étudions l'histoire d'un point de vue eurocentriste, nous sommes engagés à comprendre que Colomb a "découvert" le Nouveau Monde. Mais ce continent et ces îles étaient habités depuis des milliers d'années, écrit l'historien dominiquais, Maya, Inca, Azteques, des empires régionaux existaient aussi avancés que ceux de l'Europe au temps de Colomb."
" C'est uniquement dans la technique des armes et des transports que les Européens étaient plus évolués. Ces moyens techniques ont permis aux Européens de découvrir non pas une terre nouvelle, mais une route pour aller depuis chez eux, vers cette terre. Deux routes avaient déjà été ouvertes dans les périodes précédentes entre ce qui est aujourd'hui la Sibérie et l'Alaska, par les ancêtres des Américains-indiens et plus tard par les navigateurs des pays du nord de l'Europe."
"Les Européens tressent des lauriers à Colomb pour sa " découverte" mais ne donnent aucun crédit aux Natives Américans pour avoir auparavant fondé ce Nouveau Monde."
Colomb a "découvert" et nommé la Dominique en 1493 lors de son deuxième voyage. Il est arrivé avec ses bateaux un dimanche matin d'où le nom de l'île. 4500 indiens Kalinagos vivent à la Dominique sur un territoire qui leur a été concédé.
Déchets et développement
l' exemple de
la Guadeloupe
Développer une gestion " éclairée" des déchets, créer des emplois, protéger l'environnement c'est la refléxion que propose l'institut Rémy Nainsouta pour la Guadeloupe.
600 000 tonnes de déchets sont produits dont 95% sont enfouis ou mis en décharge. Peut-on continuer ainsi ? Une conférence-débat aura lieu le samedi 11 février de 8h 30 à 13h à la salle Georges Tarer ( Bergevin à Pointe à Pitre). En préambule voici quelques réflexion de Claude Edmond, président de l'institut, sur ce sujet.
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Déchets et développement
l' exemple de
la Guadeloupe

" En règle générale, les communes et les structures intercommunales ne retiennent que les critères financiers dans la prise de décision concernant le choix du mode de traitement des déchets au détriment d'autres volets et notamment celui de l'emploi. Pourtant l"incidence en terme de créations d'activités et de compétences varie largement suivant le mode de traitement des déchets retenu. Ainsi pour 100 tonnes d'ordures ménagères recyclées on peut créer 250 emplois. Si elles sont incinérées entre 20 et 40 emplois, enfin si les d"chets sont simplement mis en décharge environ 10 emplois.
L'ensemble des secteurs économique est concerné et l'extension des filières dédiées est aussi un important le vier pour le développement des acteurs de l'économie sociale et solidaire. D'autant que les structures de l'économie solidaire ont été à l'avant-garde des activités de tri sélectif et de réemploi de matériels et d'équipement en fin de vie. Les projets initiés ont ainsi favorisé l'insertion sociale et professionnelle de personnes en difficultés et la protection de l'environnement. Emmaus ou les Restaurants du Coeur sont des exemples emblématiques.
Par ailleurs, le contexte législatif et réglementaire, les évolutions technologiques, la diversification des filières spécifiques permettent le développement d'emplois hautement qualifiés sur l'ensemble des secteurs d'activités des entreprises et des domaines de compétences des organismes publics.
Dans un territoire marqué par le sceau du chômage, le désoeuvrement de la jeunesse, une consommation effrénée, la raréfaction d'énergie et de matières primières, un environnement dégradé, le critère de créations d'emplois devrait être la priorité.
Parallèlement, la fiscalité constitue la principale recette en matière de collecte et de traitement des déchets. En effet, la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) n'a aucun lien avec la production des déchets. A l'inverse de la redevance, la fiscalité n'intègre pas le principe du pollueur payeur et ne peut donc constituer un levier incitatif de nature à améliorer la prévention et le tri des déchets par l'usager. Seul un dispositif de financement qui permet à l'usager de bénéficier d'une baisse du montant de la taxe à acquitter peut l'inciter à modifier son comportement. Il est donc indispensable qu'il y ait un lien direct entre le comportement de l'usager et le niveau de paiement. Le nombre de levées du bac, le poids des déchets collectés, les sacs prépayés sont des critères appropriés pour atteindre cet objectif de stabilisation voire de réduction du tonnage total collecté combinée avec une hausse de la part valorisée.
De surcroît, les recettes annexes générées à partir du mode de traitement des déchets opéré peuvent réduire d'autant les contributions payées par les administrés. En effet, la valorisation énergétique (vente d'électricité, de chaleur, de biogaz), la valorisation organique (compostage des déchets verts et résiduels) ou le recyclage matière (vente de matériaux issus de la collecte sélective - plastique, verre, papier) constituent de potentielles ressources de substitution sinon complémentaires à la taxe ou à la redevance dâ??enlèvement des ordures ménagères."


Antigua, île voisine
mal connue
L'histoire des îles voisines de la Guadeloupe est mal connue des Guadeloupéens. Des îles soeurs aux histoires par certains aspects comparables mais qui du fait de la puissance coloniale qui les a constituées, ont suivi des chemins différents. L'université populaire Yo té pou nous sé a organisé le 29 janvier à la médiathéque de Port-Louis un séminaire sur Antigua.
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Antigua, île voisine
mal connue

Nous reviendrons plus longuement dans les semaines qui viennent sur ce séminaire d'excellente qualité. Réginald Murphy, directeur du patrimoine et de l'environnement du parc national d'Antigua, a parlé de son île, indépendante depuis 1981, dans le cadre d'un système politique basé sur le droit britannique. Ce système est comparable à celui de l'Australie ou du Canada. Antigua est un parlement du Commonwealth, la couronne britannique, de manière purement symbolique, est le chef de l'Etat. La Grande Bretagne est représentés dans l'île par un gouverneur général. Le parlement est composé de 17 membres élus. Un sénat est composé de membres nommés.
La population est de 86 000 habitants pour une surface de 442 km2. ( La Guadeloupe 1682 km2). L'activité principale est le tourisme avec près d'un million de visiteurs étrangers par an. Au cours du XXem siècle, avec la chute de rentabilité de l'industrie sucrière, Antigua a abandonné complétement la culture de la canne.
AAA
Peut-on vivre sans triple A. Evidemment. Dans la Caraïbe allez voir si Grenade, Belize, la Jamaïque, etc, vivent au rythme du AAA. Les agences de notation comme Standard et Poors, font office de pyromanes-pompiers. Elles crient au feu après avoir contribué à la mise en oeuvre des conditions financières qui ont déclenché l'incendie. Et les politiques suivent. Il va bien falloir sortir de cette logique absurde, qui bénéficie seulement à ceux qui spéculent sur les taux de crédit.
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AAA

En Guadeloupe, le Cippa (1) fait ce constat simple. la France a perdu " son" triple A alors que le maintient de celui-ci a servi d'argument à la " contre-réforme des retraites" et à diverses mesures d'économie des politiques publiques. Donc les objectifs n'ont pas été atteint.
"A travers cet abaissement des notes de neuf pays sur dix-sept de la zone euro, câ??est la crise dâ??un système aberrant qui fait la part belle aux spéculateurs" dénonce le parti d'Alain Plaisir. " Ainsi, cette aberration permet aux banques d'emprunter à la BCE au taux de 1 % pour ensuite prêter aux Etats à des taux exorbitants.
Au 13 janvier, les taux des obligations à dix ans sont de12,40 % pour le Portugal, 6,66 % pour l'Italie, 5,31 % pour l'Espagne, 3,29 % pour l'Autriche et 3,12 % pour la France. Pour la Grèce, après plusieurs plans d'austérité, ils sont à 44,59 % !
Avec les taux d'intérêt qui vont augmenter, ce seront les dépenses publiques qui vont diminuer, la consommation qui va baisser et le chômage qui va encore augmenter en Guadeloupe. Pour sortir de cette spirale infernale, il faut construire une économie de production à partir d'une alternative politique qui tourne le dos au libéralisme qui nous a été imposé par notre intégration à lâ??Union Européenne.
Câ??est tout le projet du CIPPA."

(1) Comité d'initiative pour un projet politique alternatif
Essence
36 centimes
Non, cette augmentation n'est pas en Guadeloupe, ni en Guyane, elle est effective depuis le 1er janvier au Nigeria où le gouvernement a décidé de ne plus subventionner le prix du carburant. Des manifestations et une répression violente ont suivi dans ce pays qui est le premier producteur de pétrole d'Afrique.
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Essence
36 centimes

Le Nigéria est le plus peuplé des pays africains. Il compte 160 millions d'habitants, dont 70% vivent avec moins de deux dollars par jours. La ministre de l'économie a déclaré que cette hausse du prix du carburant décidé par le gouvernement en place ne touchait que les propriétaires de grosses cylndrées et que les 8 millards de dollars réalisés avec cette hausse allaient être investi dans la santé et l'éducation. Faut-il croire à cette soudaine générosité ? La rue nigériane pour sa part n'y croit pas. Elle témoigne plutôt du fossé qui s'est creusé entre les dirigeants au pouvoir et les réalités quotidiennes du pays.
L'augmentation du prix du carburant a une incidence sur le prix des transports en commun et sur celui de l'énergie. Les délestages du réseau éléctrique étant monnaies courante au Nigeria, les Nigerians utilisent des générateurs qui ont besoin de carburant.
A Lagos et Kana des manifestations violentes ont eu lieu depuis le début du mois, réprimées par la police à Kano où il y a eu cinq morts.
Ce mouvement social contre la hausse des prix se double dans le pays par des rivalités religieuses réelles ou instrumentalisées. Le nord du pays étant à majorité musulmane et le sud chrétien.
Wolé Soyinka, prix Nobel de littérature nigerian a accusé des dirigeants politiques d'attiser l'intolérance religieuse.
Cyril Serva: la quête
du réel guadeloupéen
Le colloque consacré à Cyril Serva, professeur de philosophie disparu il y a dix ans, membre fondateur de la revue Etudes Guadeloupéennes aura lieu les 14 et 15 janvier à la Médiathéque du Lamentin. En 1987, lors de la création de cette revue Cyril Serva estimait urgent de "penser le réel guadeloupéen".
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Cyril Serva: la quête
du réel guadeloupéen

Il estimait tout aussi urgent de faire émerger un Espace public guadeloupéen, libre d'allégeances et de clientélismes.
Vingt-cinq ans plus tard, on peut estimer que le souhait de Cyril Serva reste d'actualité. Au cours de ces années le réel guadeloupéen tiraillé entre son appartenance caraïbe et son histoire franco-européenne; aspiré par un modèle de société fondé sur les transferts et la consommation, ne s'est pas clarifié, au contraire.
Est-il encore temps d'en parler ? Sans doute. "Le temps des modèles est bel et bien révolu" écrivait le professeur de philosophie en évoquant les modèles idéologiques.
En revanche un modèle économique, un modèle de société, une manière de vivre s'est imposé dans les pays occidentaux et en Guadeloupe. Un modèle en crise qui montre aujourd'hui ses limites.
Quelles marges un territoire comme la Guadeloupe en 2012, a-t-il de réflechir par lui même pour "trouver ou retrouver son réel" ?

- Exposés et débats le 14 janvier à la médiathéque du Lamentin à partir de 9h30.
Mika, le retour
Le Mika est ce mensuel impertinent qui avait cessé de paraitre en Guadeloupe. Le numéro 30 de décembre et janvier est à nouveau dans les kiosques. Le titre de couverture s'interroge : les békés sont-ils une caste raciste ? Evidemment dérangeant.
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Mika, le retour

Le journal part de cet accident survenu en octobre dernier au cours duquel une femme blanche de la famille Hayot a refusé d'être assistée par des secouristes noirs. Incident édifiant, même si nous dit-on " l'accidentée" n'avait pas toute sa tête. Les psychiatres et les historiens du colonialisme ont là un vrai cas d'étude.
Certes inégal dans son contenu, le dernier Mika a pour talent un ton et une liberté dont peu de médias usent en Guadeloupe où les non-dits, le consensus, l'imprécation quand ce n'est pas l'incantation sont plutôt la pratique ordinaire .
La page " politique" a la dent dure contre Marie-Luce Penchard, " qu'apporte-t-elle à son pays ?" s'interroge Bernard Louison et ne fait pas de cadeau à Jacques Gillot accusé "d'être toujours du bon côté ... celui de ses intérêts".
La critique est moins vive contre celui qui est qualifié comme " l'homme fort du moment", Victorin Lurel. Faut-il y voir un signe ?

- Le Mika, décembre et janvier, 12 pages, 2,5 euros, vente dans les librairies et dépots de presse.
Messages d'internautes
D.D
le 5 novembre 2010
Se réchauffer en réchauffant Césaire, c'est bien, mais après, à présent, demain. Perspektives est un joli titre qui place la barre très haut. Bonne chance à votre blog en tout cas
DD
honorat
le 21 septembre 2010
Je trouve bienvenue votre initiative.
Les articles sont très intéressants, très enrichissants.
Merci de votre engagement.
ticam971
le 20 septembre
Juste pour vous faire remarquer une coquille dans votre article sur la célébration du cinquantenaire des indépendances africaines.
Sinon, votre site est stimulant et très intéressant. Merci et bonne continuation
Pointois
1er juillet 2010
J'ai su que des Haïtiens avaient manifesté par votre site, merci pour l'info, je ne sais pas si cela changera grand chose. C'est le combat de la ,fourmis contre l'éléphant.
Ary
le 8 mai 2010

Je viens juste de faire connaissance avec cette revue. Woulo. Excellente initiative.
Alors....à bientôt.
A.
 
Une caractéristique de La Guadeloupe qui ne figure pas sur les guides touristiques est le grand nombre d'épaves de voitures disséminées dans la nature et dans les jardins. On les garde pour les pièces détachées ou parce qu'elles tombent en panne et qu'il est trop coûteux de les réparer ou de les transporter. Au fil du temps la végétation tropicale prend le dessus, elle noie sous ses feuilles et ses branches les carcasses métalliques et leur donne, parfois, une certaine poèsie. Comme ce vieux camion Berliet orange qui roula jadis, neuf et puissant, enfoui désormais sous une masse verte quelque part en Grande Terre. La marque a disparu et le camion ne roulera plus. Mais ces carcasses ne sont pas toujours poétiques. Elles enlaidissent le paysage et sont des nids de reproduction pour les moustiques. En ces temps de dengue et de sensibilisation à la protection de l'environnement, plusieurs communes de la Guadeloupe se sont attaquées au problème. Le ramassage a commencé, mais il faudra du temps et de la force pour faire disparaître toutes ces carcasses rouillées. Le vieux Berliet qui fut d'une belle couleur orange, pése encore ses quelques tonnes et ne s'enlèvera pas comme ça. ( photos Karole G.J et D.L)
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Le Festival de Gwoka 2010 s'est terminé à Sainte-Anne le 14 juillet par un concert sur la plage de Galba et une journée consacrée au patrimoine immatériel de la Guadeloupe. En l'occurence les chants de travail. Hommage donc dans les Grands Fonds de Sainte-Anne, aux chants des laboureurs de Marie-Galante, les chanchari; puis à ceux qui accompagnaient jadis la préparation de la farine de manioc et ceux qui soutenaient dans leurs efforts les scieurs de bois. La journée était organisée par le centre Repriz qui oeuvre pour la collecte et la conservation du patrimoine culturel de la Guadeloupe. ( photos T.L)
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" Oh moi, ma chère, vous savez je ne vais plus à  Pointe-à-Pitre, trop de bruit, trop de circulation, trop d'insécurité ..." Trop de pauvreté peut-être. Pointe-à-Pitre au fond est la seule vraie ville de la Guadeloupe avec les qualités et les défauts d'une ville. A Perspektives, nous aimons cette ville bruyante et populaire et nous l'aimons particulièrement le samedi matin lorsque se mélangent dans la zone piétonne les joueurs de Ka, les croisiéristes descendus du bateau, les marchands de snowball, les badauds, les jeunes femmes qui font leurs courses avant d'aller acheter un sandwich chez René ... Cette Guadeloupe bruyante et vivante qui doit être préservée. Regardez quelques images de cette cité, prises un samedi, coeur de Guadeloupe. (Photos T.L)
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Des quais, des cargos, des grues, des départs et des arrivées, des hommes au travail, la mer et la ville qui se côtoient cette présence maritime est partout. La trouver réclame un peu de curiosité: à Gosier, Saint-François, Saint-Anne répondent la darse de Pointe-à-pitre, les grues de Jarry, Bergevin, Lauricisque. (Photos T.L)
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Voici quelques images du lycée du Nord-Grande-Terre qui a ouvert à la rentrée dernière. Un lycée guadeloupéen dans la démarche. Réflexion sur le site, sur l'histoire, intégration à la mémoire des lieux, ces bâtiments ne sont pas nés du hasard. Un lourd travail en amont a conduit à ce résultat. Un vrai projet guadeloupéen en quelque sorte qui s'appuie sur la démarche haute qualité environnementale. ( photos T.L et cabinet Berthelot Mocka-Celestine)
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Marcel Lollia, dit Vélo est un personnage incontournable de la Guadeloupe. De son vivant, il n'en n'aurait pas demandé autant, mais c'est ainsi. L'héritage de Vélo et de quelques autres joueurs de ka est inscrit dans la mémoire collective guadeloupéenne. Le 5 juin est le jour anniversaire de sa mort, Akiyo dans la zone piétonne de Pointe-à-Pitre a célébré cette date. Une plaque de rue au nom de Vélo a été symboliquement dévoilée. Elle fait face à une autre plaque au nom de Saint-John-Perse. Le symbole est fort, deux Pointois issus d'univers si différents et appartenant chacun à la mémoire de la ville. Nous avons tenté d'évoquer ce double héritage en apparence paradoxal dans Perspektives, à travers un texte que vous pouvez lire sur le site. Le 5 juin dernier, sans nul doute,le maître de la rue était Vélo. Quelques images. (Photos T.L)
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Partenaire
Koudzye Gwadloup

Jardins d'épaves
La Guadeloupe se caractérise par le grand nombre d'épaves de voitures ....

Travail et chants de travail
Le Festival de Gwoka 2010 s'est terminé à Sainte-Anne le 14 juillet par un concert sur la plage de Galba ....

Vélo memory
Le 5 juin dernier, sans nul doute,le maître de la rue était Vélo. Quelques images. (Photos T.L)

Un lycée guadeloupéen
au pays de la canne
Voici quelques images du lycée du Nord-Grande-Terre qui a ouvert à la rentrée dernière. Un lycée guadeloupéen dans la démarche. Réflexion sur le site, sur l'histoire, intégration à la mémoire des lieux, ces bâtiments ne sont pas nés du hasard. Un lourd travail en amont a conduit à ce résultat. Un vrai projet guadeloupéen en quelque sorte qui s'appuie sur la démarche haute qualité environnementale. ( photos T.L et cabinet Berthelot Mocka-Celestine)

Quais caraïbes
Pas de sable, pas de cocotier, pas de belles filles, d'hôtels 4 étoiles, ni de ti punch, la mer en Guadeloupe et partout dans la Caraïbe n'est pas qu'images de cartes postales, décors, loisir, plaisir.

Un samedi matin
à  Pointe à  Pitre
Pointe-à-Pitre mérite mieux que la réputation que lui attribuent certains guides pour touristes ou même les propos de Guadeloupéens résidents : ...Voir la suite.....
Poésie
Making history
now tell me something
mister governement
tell me something

là, dis moi un peu
mister governement
dis moi un peu

combien de temps réellement tu penses
nous écraser encore sous ta panse
quand le vérité
sera révélée
sur tes vols tes manigances
et comment tu passes tes contrats mafieux
tes contrats mafieux,
dis un peu

Linton Kwesi Johnson
Imaginaire
La réalité et l'imaginaire s'opposent non pas comme l'être et le néant, mais comme l'être et le devenir

René Menil
La mer est l'Histoire
Où sont vos monuments, vos batailles, vos martyrs ?
Où est votre mémoire tribale ?
Messieurs, dans ce gris coffre-fort. La mer, la mer les a enfermés; Le mer est l'Histoire.
(...)
mettez des lunettes de plongées, je vous guiderai moi-même
Là, tout est subtil et sous-marin
à travers des colonnades de corails
passé les fenêtres gothiques des gorgones
jusqu'au lieu où le rugueux mérou, à l'oeil d'onyx,
cille, alourdi par ses joyaux ainsi qu'une reine chauve;
ces grottes nervurées tapissées de bernacles
piquetées comme la pierre
sont nos cathédrales,
et la fournaise avant les ouragans: Gomorrhe. Os broyés par les moulins à vent
en engrais et farine de maïs
et ce furent les Lamentations
seulement les Lamentations,
ce n'était pas l'Histoire.

Derek Walcott
Lu ailleurs sur le Web

VISION

"..Rien ne sera plus tout à fait comme avant ..."

C'est ce que disent toutes les composantes de la société guadeloupéenne (politiques, syndicalistes, intellectuels, artistes... et les citoyens) après le mouvement social des mois de Janvier, Février et Mars 2009.

Un petit groupe de personnes d'horizons et de points de vues souvent différents se sont mis autour d'une table pour imaginer cette revue en Guadeloupe.

Leurs points de vue et leurs avis peuvent différer mais ils sont en accord avec l'idée que le dialogue, la critique constructive, la confrontation, l'écoute sont nécessaires pour la progression des individus.
Les personnes enfermées dans des certitudes et des dogmes se sclérosent ainsi que les sociétés.
La sagesse créole dit:

Kouté pou tann, tann pou konpwann - Ecouter pour entendre, entendre pour comprendre

Aussi, pour que rien ne soit tout à fait comme avant, les idées doivent sortir des espaces réservés. La société civile et l'espace public doivent s'emparer du débat, apporter des idées, des réflexions, des propositions et briser les tabous.

CONCEPT

La revue ne s'adresse pas aux seuls "intellectuels" mais à tous les esprits curieux. Elle ouvre des débats, lance des idées. Chaque numéro sera construit autour d'un thème principal bati, notamment sur la dualité, la confrontation de points de vue et de positionnements.

Cette confrontation ne passera pas seulement par l'écrit mais aussi par l'organisation de rencontres, de débats, de partenariat avec d'autres associations.
D'autres rubriques viendront nourrir la revue, comme:
"Ils font bouger la Guadeloupe", un espace Tribunes/Opinion, une commande de fiction sera passée à un auteur.